Au début du second récit de la Création, Dieu pose un diagnostic: «Il n’est pas bon pour l’être humain d’être seul.» Au moment où il est prononcé, le diagnostic s’applique au seul être humain qui est là. 

Mais on sent que ce constat a une valeur universelle. Ce n’est pas la question de la solitude: on peut aimer être seul. C’est la question de l’identité humaine. Nous le savons, cette identité est faite de relations! […]Dieu se remet donc à l’ouvrage pour que la personne humaine puisse être vraiment humaine. […]

Le mot hébreu «sélah» peut aussi bien être traduit par «la côte», c’est-à-dire un os, que par «le côté», c’est-à-dire la moitié du premier être humain.[…] La seconde traduction est la plus logique. Et l’exclamation de celui qui est maintenant le premier homme, au moment où il découvre la première femme, est un chant d’égalité: «Voici cette fois-ci l’os de mes os et la chair de ma chair!»[…] Ils sont semblables mais différents.

Et c’est la base de toute rencontre, de tout dialogue, de toute […]