Dans l’enquête Police : quand les syndicats font la loi, toujours disponible sur France TV, ils se livrent. Face caméra, écrit La Croix, des leaders des syndicats policiers admettent avoir demandé la tête d’un ministre, assument des formes de chantage à l’encontre des journalistes et la défense coordonnée de collègues soupçonnés de violences. Le quotidien rappelle d’ailleurs que l’ex-ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a notamment perdu sa place en souhaitant mettre fin à la technique de la “clé d’étranglement” à la suite d’interpellations musclées au cours des rassemblements des “gilets jaunes”.

Témoignages

Ainsi, du côté du ministère de l’Intérieur, ne pas aller dans le sens des syndicats majoritaires, Alliance, à droite (auquel s’est rallié le syndicat Unsa-Police lors des élections professionnelles du 1er décembre), et Unité SGP-Police, à gauche, peut s’avérer être un exercice périlleux. “Aucune structure ne peut se targuer d’être ce que nous sommes tous ensemble”, lançait Fabien Vanhemelryck, le secrétaire général du syndicat Alliance, cité par La Croix, en septembre 2021.

En 2019, dans un commissariat de Pau, deux policiers se sont déchainés contre un jeune de 16 ans. Condamnés à quinze mois de prison avec sursis, tous deux sont radiés de la police. Mais les syndicats s’opposent à la décision de la justice et obtiennent la réintégration de leurs collègues qui, aujourd’hui, sont toujours sur le terrain, rappelle la présentation de ce nouvel épisode de Complément d’enquête. À travers de nombreux témoignages, Police : quand les syndicats font la loi interroge donc la toute-puissance des syndicats de police.