« Je louerai l’Éternel » : un cantique, une histoire

« Je louerai l’Éternel »

Comme n’importe quel texte littéraire, nos cantiques ont une histoire, un auteur et un contexte. Zoom sur « Je louerai l’Éternel ».

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Publié le 23 juin 2018

Auteur : Colette Chanas-Gobert

C’est dans la vallée de Freissinières, à Dormillouse exactement, petit village au cœur du Parc national des Écrins, dans les Hautes-Alpes, que s’enracine l’histoire de ce cantique. C’est dans ce cadre de toute beauté que Claude Fraysse, chanteur évangéliste, compose « Je louerai l’Éternel ». Claude a découvert le Christ à l’âge de 31 ans. Quelques mois plus tard, il participe à un camp de jeunes « Les troubadours de l’Espoir », animé par Alain Bergèse. Un temps spirituel préparé par un des jeunes ouvrait chaque jour. Claude, à la demande d’Alain Bergèse, se jette à l’eau pour en présenter un. En analysant ses productions passées à la lumière de l’Évangile, Claude constate que ses compositions sont construites sur des clichés, sans profondeur ni personnalité, puisque copiées sur des modes passagères. Alors, comment composer quelque chose qui rende compte de la beauté, de la foi, de Dieu ?

Le début du Psaume 9

Claude cherche désespérément l’inspiration en parcourant le clavier de son instrument. Au fil des notes et des mots, il découvre le livre des Psaumes et tombe sur le début du Psaume 9. Le déclic se produit, les lignes deviennent lumineuses et la musique s’impose. Ne veut-il pas, lui aussi, « louer l’Éternel de tout son cœur », « raconter toutes ses merveilles » ? Claude enchaîne accords, mélodie et harmonisations… ainsi naît « Je louerai l’Éternel ».

Et c’est dans le temple de Dormillouse, après une longue marche en montagne, que résonne pour la première fois ce cantique, grâce au chœur « des troubadours de l’Espoir ». Cantique inspirant Depuis, le chant a fait le tour du monde, a été traduit en plusieurs langues, même en chinois. Claude disait : « Ce chant ne m’appartient plus, mais m’a-t-il un jour appartenu ? » À l’origine, il ne comprenait qu’une strophe, depuis d’autres strophes sont venues l’enrichir.

Dans la préface du livre témoignage de Claude Fraysse, « Dépassement dangereux », Marcel Manoël, alors président du conseil régional de l’Église réformée de la région Centre-Alpes-Rhône, écrivait en 1995 : « Le plus urgent pour nous aujourd’hui est certainement de rendre compte tout simplement de notre foi au Christ: dire ce que nous avons reçu de lui, qui nous sommes face à lui, notre paix, à cause de ce que sa croix signifie, ce que nous découvrons en le connaissant, comment nous essayons d’avancer librement dans la vie avec son compagnonnage, d’exprimer par des actes ce qu’il y apporte, de chanter notre espérance » N’est-ce pas toujours d’actualité ?

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