Le Nouveau Messager

Magazine protestant régional pour les paroisses de l’Union des Églises protestantes d’Alsace et de Lorraine. Diffusé à plus de 42 000 exemplaires, ce magazine de 32 pages paraît tous les deux mois. Il aborde sous la forme de dossiers, d’entretiens et de mises en lumière la vie de tous les jours, les questions et les réalités de la foi.

Derniers contenus du Nouveau Messager

Comment êtes-vous devenu chef de la chorale des Gospel Kids ? J’ai découvert le gospel à 17 ans, en 2000, en passant un jour devant l’église de Hautepierre, quartier où j’habitais. J’ai entendu Oh happy day qui est chanté dans Sister Act 2, film qui m’avait fortement marqué. À ce moment-là, il est devenu évident pour moi que j’allais rejoindre le groupe. J’ai mis de côté ce que j’aimais pour me consacrer entièrement à la chorale des High Rock Gospel Singers, créée et dirigée par le pasteur Frédéric Setodzo, qui a été super avec moi et m’a encouragé. Je n’avais pas la fibre d’un chanteur mais je crois que, avec de l’énergie, de la volonté et du plaisir, on peut faire beaucoup. En 2003, j’ai commencé à intervenir bénévolement dans des écoles. Je me sentais comme un vrai professeur et j’aimais, déjà à l’époque, beaucoup travailler avec les enfants. À la kermesse de fin d’année, j’ai ressenti l’enthousiasme des enfants et le plaisir des enseignants et des parents. J’ai laissé tomber mon travail dans un garage où je ne me sentais pas à ma place et j’ai fait des petits boulots à côté. C’est avec ma femme Flora, que j’ai rencontrée aux High Rock Gospel Singers, que j’ai créé les Gospel Kids en 2004. Que représente le gospel pour vous ? Au moment où j’ai découvert le gospel, j’ai senti que cela m’apporterait tout ce que j’avais espéré. À travers lui, on chante l’amour, la tolérance, le respect, le partage. J’étais un ado un peu perdu qui se posait des questions sur le sens de la vie et le bonheur. J’ai toujours aimé les chansons à message. Quand j’étais jeune, mes copains baignaient dans le rap et moi je me cachais pour écouter la comédie musicale NotreDame de Paris. Les professeurs ne croyaient pas en moi, on m’a mis dans une section d’enseignement adapté où on est en bleu de travail dans la cour et on n’est pas mélangé avec le reste des élèves. J’ai passé un CAP de mécanicien poids lourds, puis j’ai laissé tomber le BEP en cours. À partir du moment où j’ai commencé à chanter du gospel, des gens ont cru en moi. Quelles valeurs voulez-vous transmettre ? Beaucoup de jeunes ne se rendent pas compte de leur potentiel, dans tous les domaines de la vie. Il n’y a pas d’audition pour intégrer la chorale car je vois la marge de progrès dans les imperfections et je veux que les enfants prennent du plaisir, pas qu’ils soient rabaissés, comme j’ai pu l’être. Je donne beaucoup d’encouragement et veille particulièrement aux plus motivés et qui veulent progresser. Certains sont bluffants ! Que vous apporte votre foi dans ce travail ? J’ai un lien très fort avec l’Église et la prière est importante pour moi. Avec mes parents et mes cinq frères et sœurs, dont je suis l’aîné, nous allions tous les dimanches au culte et j’ai réussi à partager cela avec ma femme et à le transmettre à mes enfants. En 2001, j’ai effectué un voyage avec les High Rock Gospel Singers au Cameroun qui m’a donné une foi incroyable. J’y ai vu des gens qui ne vivaient que par leur foi. C’est là-bas que des personnes m’ont dit que j’avais un don et que le Seigneur m’appelait. J’ai toujours gardé cette voix en moi qui me disait que j’allais réussir quelque chose. Je suis aujourd’hui quelqu’un qui doute peu et qui n’a pas peur. Je pense que Dieu fait bien les choses et qu’on peut renverser les situations lorsque viennent les difficultés, en s’appuyant sur les gens qui vous aident.

Il a du gospel dans la voix et il y croit

Rencontre avec Alfonso Nsangu, le chef de la chorale d’enfants, Les Gospel Kids qui a la foi en ses élèves et en Dieu.

Publié le 14 novembre 2018
11-Novembre : des événements pour nourrir l’amitié franco-allemande

11 novembre : des manifestations pour faire mémoire

« Itinéraires protestants », ce rendez-vous annuel à la découverte du patrimoine protestant en Alsace et en Moselle, célèbre cette année le centenaire de l’armistice de 1918.

Publié le 9 novembre 2018
Présence protestante en Nouvelle-Calédonie

Présence protestante en Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie vote dimanche prochain pour son indépendance. Depuis longtemps, les protestants jouent un rôle fort dans l'archipel.

Publié le 2 novembre 2018

Toussaint : carrés musulmans, sources d’intégration

Lors de la Toussaint, beaucoup de chrétiens vont se recueillir et poser des fleurs sur la tombe de leurs proches. Et chez les musulmans, quels sont les rites pratiqués ?

Publié le 30 octobre 2018
Une seule chose à la fois

Une seule chose à la fois

Dans le premier Testament, un sage affirme qu’« il y a un moment pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel ». Un article extrait du dossier "Vivre à toute vitesse, une fatalité ?"

Publié le 28 octobre 2018
Prendre en charge des mineur étrangers

Prendre en charge des mineurs étrangers

Depuis 2012, la fondation Saint-Jean à Mulhouse accompagne des adolescents étrangers arrivés en France sans parent.

Publié le 23 octobre 2018
« Un retour dans un temps plus immobile »

« Un retour dans un temps plus immobile »

Chez les sœurs diaconesses, on offre le temps de se « re-poser en Dieu ». Un article extrait du dossier "Vivre à toute vitesse, une fatalité ?"

Publié le 20 octobre 2018

La musique au cœur

À 53 ans, Patrick Armand relève le défi de livrer un orgue gigantesque pour une salle de concert à Moscou avec son équipe de la manufacture d’orgues Muhleisen d’Eschau en Alsace.

Publié le 12 octobre 2018
« La maladie m’a appris à prendre le temps de vivre »

« La maladie m’a appris à prendre le temps de vivre »

En 2017, Christophe, un homme pressé est stoppé net par le diagnostic de son cancer. Un article extrait du dossier "Vivre à toute vitesse, une fatalité ?"

Publié le 3 octobre 2018
Nos enfants sont-ils surbookés ?

Nos enfants sont-ils surbookés ?

L'avis de David Dutarte, responsable du réseau Familylab France. Un article extrait du dossier "Vivre à toute vitesse, une fatalité ?"

Publié le 26 septembre 2018