Après les attentats

Le point de vue de Christian Willi, rédacteur en chef du Christianisme Aujourd’hui

Le point de vue de Christian WilliLes réactions d’indignation et de solidarité ont afflué du monde entier en écho aux attentats meurtriers qui se sont abattus sur la ville de Paris, dans la soirée du 13 novembre.

L’heure est au deuil national et tous les protestants, qu’ils soient réformés, luthériens ou évangéliques, s’y associent. Leurs institutions ont toutes appelé à la prière pour les proches des victimes et pour le pays. “Des millions de chrétiens prient pour la France”, indique par exemple le Conseil national des Évangéliques de France (CNEF), dans un communiqué.

Mais déjà, gouvernement, candidats à la présidence de 2017 et autres penseurs des temps modernes égrainent leurs premières propositions ou exigences pour rassurer la population et tenter de réduire les risques d’attentats à l’avenir.

Une fois de plus, certains trouveront dans ces attaques sanglantes perpétrées au nom d’une religion une nouvelle occasion pour réclamer une réduction de l’espace accordé à la liberté d’expression religieuse. C’est l’inverse qui s’impose. Le romancier Eric-Emmanuel Schmitt le dit très bien dans une interview qu’il nous a accordée pour le Quart d’heure pour l’essentiel : c’est la confiscation de la religion par ces fous qui tuent au nom de Dieu qui l’a poussé à rédigé La nuit de feu. Ouvrage dans lequel il raconte sa rencontre avec Dieu.

C’est en encourageant les uns et les autres à parler de leur foi, une foi incarnée au quotidien, qu’on évitera l’adhésion d’un certain nombre d’entre les Français et plus largement des Occidentaux, à des thèses religieuses extrémistes et insensées.

Le 19 novembre 2015


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