Comment les accueillir ?

Le point de vue du pasteur Joël Dahan, de la fondation John Bost

Joël Dahan« Les réfugiés chrétiens chez les chrétiens, les musulmans chez les musulmans… » Ce serait plus simple, pour des questions évidentes alimentaires, de culte, de cultures… Cela dit, l’échange interreligieux et interculturel peut aussi ouvrir des horizons nouveaux pour les réfugiés et les accueillants eux-mêmes.

Dans tous les cas, l’identité religieuse d’une personne ne peut pas être une condition à son accueil sur le sol français. Les protestants qui, avec d’autres, ont accueilli les réfugiés dans l’histoire, les juifs, les espagnols, les cambodgiens dans les années 80… n’ont pas mis de conditions à leur accueil. Des êtres humains fuyaient la violence et avaient besoin d’un refuge.

Mais aujourd’hui, ne serait-il pas pertinent de prendre en compte la religion et la culture des réfugiés arrivés sur notre sol ? Pour d’abord se mettre à l’écoute de ce qu’ils sont et leur permettre de ne pas perdre tous leurs repères d’un coup. Aux accueillants ensuite de ne pas les enfermer dans une seule communauté et les guider dans les lieux de mixité sociale que sont encore des écoles, des associations de loisirs ou culturelles, des entreprises… Pour (re)découvrir et construire ensemble le projet républicain. Tous égaux, tous différents.

Le 14 septembre 2015


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