En finir avec la gestion urgentiste de la précarité en hiver

Le point de vue de Daniel Naud, président de la Fondation de l’Armée du Salut et Supérieur de la Congrégation de l’Armée du Salut.

Daniel-NaudLe 31 mars fermeront les places d’hébergement d’urgence hivernal, avec pour conséquence la remise à la rue des personnes concernées. Si le froid rend l’opinion publique plus sensible à ces problématiques, aucune saison ne rend la vie à la rue plus acceptable ou confortable, car les températures ne sont pas les premières causes de décès.

Face à cela et s’appuyant sur ses valeurs, l’Armée du Salut demande la stricte application de la loi qui prévoit l’inconditionnalité et la continuité de l’accueil, sans remise à la rue, contrairement à ce qui se fait souvent, faute d’un engagement fort des pouvoirs publics. Rappelons que le travail social à faire avec les personnes ainsi accueillies après de longues périodes de rue est immense et impossible à réaliser en quelques semaines.

D’où l’importance d’une évaluation de la situation sociale de chacun, pour qu’il puisse faire valoir ses droits et retrouver une vie digne, sans remise à la rue le 31 mars.

Le 21 mars 2016


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