La crise migratoire ou l’oubli de ce que nous sommes…

Le point de vue de Jean Fontanieu, secrétaire général de la Fédération de l’entraide protestante (FEP)


Jean Fontanieu, secrétaire général de la FEP
À force de parler des migrants, on aurait presque tendance à oublier… que nous sommes tous des migrants ! Migrants dans nos histoires, quand la France s’est constituée par et avec les étrangers, et que nous portons tous… le nom d’un étranger de la province d’à côté.  Migrants dans l’âme, quand nous passons notre temps comme nos vacances à bouger sans cesse, d’un pays à l’autre : nous revendiquons cette liberté absolue, d’aller en Bretagne, comme au Maroc ou en Australie. Migrants dans le sang, quand nos enfants partent à l’étranger pour travailler, au gré de leurs envies et des opportunités offertes par le village mondial. Migrants et réfugiés aussi, dans nos consciences, quand nos aïeux ont fuit la France des guerres de religion et qu’ils ont pu trouver refuge et paix chez nos voisins, au-delà de nos frontières, auprès de ceux qui respectaient la liberté de penser ou de prier autrement.

Puisse alors cette émotion actuelle nous permettre de voir dans le réfugié, le migrant, un voyageur semblable à nous, et susceptible de manger à notre table !

Le 28 septembre 2015


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