Michel Rocard, ce protestant de cœur et d’esprit

Le point de vue de Frédérick Casadesus, journaliste à Réforme.

fdS’il fallait qualifier Michel Rocard, on pourrait le dire anticonformiste : hostile aux logiques d’appareils, au corset des idéologies, ce protestant de cœur et d’esprit n’a cessé d’imaginer des solutions pour améliorer la vie de nos concitoyens, de grands projets pour préserver notre planète, de combattre les préjugés de toutes sortes. Nous ne finirions pas d’égrainer tout ce qu’a entrepris cet infatigable militant.

Mais de tous les qualificatifs, il aurait sans doute préféré celui de socialiste. Attentif aux transformations du monde jusqu’à ses derniers jours, il estimait prioritaire de lutter contre les injustices et les inégalités sociales. La rigueur économique pour lui n’était pas une fin, mais un moyen, l’outil par lequel un responsable politique pouvait mettre en œuvre les audaces dont il avait rêvé quand il n’était pas encore élu. Refusant l’exercice du pouvoir pour le plaisir des honneurs et ses vanités, rejetant les combinaisons de couloirs et les petits aménagements de conscience, il demeure un modèle de probité politique.


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