En classe de terminale, j’acquis à la demande de mon professeur de français le Vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines de Louis-Marie Morfaux.

Le libraire agrémentait la transaction commerciale d’un joyeux « Le Morfaux, c’est ce qu’ il vous faut ! ». Les concepts des disciplines littéraires s’y définissaient avec précision. C’était la garantie d’une harmonie durable : tout le monde s’accordait sur le sens des mots, nous échangions sur des bases communes.

La volonté de ne pas définir clairement un concept aussi vaste que celui d’Église universelle, et de se satisfaire d’un faisceau de points très divers, a certainement une justification. Elle présente sans doute autant d’avantages (liberté d’interprétation, possibilités infinies de débat) que d’inconvénients (des notions variablement partagées, ce qui peut compromettre les chances d’une action commune). Certains défendront l’œcuménisme quand d’autres parleront du Defap. Tous cependant sont invités par […]