Un constat heureux pour débuter 2026 : la rédaction d’un article pour le dossier de ce numéro m’a donné l’occasion de rencontrer des catéchumènes, et d’entendre des jeunes avides de discuter, d’autant plus qu’au caté, ils se sentent libres de dire ce qu’ils pensent.

Grâce aux efforts des catéchètes qui instaurent un espace de liberté et de confiance totales, les enfants se sentent capables de tout dire, même des choses que les adultes ne s’autoriseraient peut-être pas. Ne devient-il pas de plus en plus difficile de trouver un endroit où les gens se parlent sincèrement, sans langue de bois ni postures ? Est-ce un confort trompeur, une paresse tenace, ou bien une peur de découvrir des désunions plus profondes qu’elles ne paraissent qui nous en empêche ? Pourtant, les effets de ce renoncement ne font pas rêver : les discours lénifiants prospèrent, les incompréhensions demeurent, les énergies pourrissent en frustrations. Souvenons-nous, à titre d’exemple, du Grand Débat national, en 2019. Cette tendance se rencontre dans tous les milieux, y compris […]