Ah le catéchisme ! On y est tous passé… Bons souvenirs, mauvais souvenirs… Le temps me paraissait souvent long : pourquoi parlons-nous d’histoires humaines aussi vieilles que le Monde ?
Enfin, tout a pris sens à la confirmation ! Je l’ai longuement attendue… Comme de coutume, j’ai passé la dernière année à la préparer, à réfléchir à sa signification, à Dieu et à ma foi. C’est un moment clé dans notre parcours religieux. On choisit de valider la décision prise par nos parents d’être baptisé alors que l’on n’était qu’un enfant. Dans les faits, il s’agit d’une de nos toutes premières décisions d’adulte, elle marque à la fois notre entrée dans la communauté religieuse et dans la société.
Ce n’est pas anecdotique que la confirmation se fasse l’année de nos 16 ans (15 pour ceux nés comme moi en fin d’année !). De grands changements adviennent cette année-là : l’école obligatoire se termine, c’est la première fois que l’on peut décider de son avenir professionnel ; on a la majorité sexuelle, les premières règles et expériences charnelles ; on peut consommer de la bière légalement… On franchit donc un cap, on prend en autonomie.
Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à marquer cette année particulière. Les Mexicains organisent eux-aussi une fête à l’occasion des 15 ans de leurs filles, elles sont présentées officiellement à la société et à la communauté. La « quinceañera » (« quinze » 15) est une pratique encore très répandue de nos jours. Comme chez nous, les cadeaux abondent, la décoration est grandiose et bien sûr toute la famille est présente. Pour la jeune fille, il faudra attendre le mariage avant d’espérer une nouvelle fête de cette envergure et cette fois-ci elle ne sera pas seule sous les projecteurs.
Alors oui la confirmation est un rite de passage religieux qui marque la fin du parcours catéchétique. Cependant, les enseignements de la Bible sont multiples et infinis. Il peut être difficile à 16 ans d’entendre que l’on n’en a jamais fini avec Dieu mais on s’aperçoit vite qu’on […]
