Les chroniques, qui forment un ensemble avec les livres d’Esdras et de Néhémie, proposent un vaste panorama historique depuis Adam (ch. 1) jusqu’au Ve siècle avant notre ère et la restauration du culte et du temple de Jérusalem.

L’héritage affirmé par les nombreux rappels généalogiques y tient une place importante. Mais c’est plus encore le rôle fondateur du roi David qui est central. C’est à Hébron que David est fait roi après la mort de Saül (ch. 11), menant, tel un nouveau Josué, son armée de victoire en victoire. Mais c’est Jérusalem, place forte ravie aux Jébusites, qu’il choisit comme capitale et où il fait installer l’Arche d’alliance (ch. 13). Le Temple peut enfin voir le jour ! On sera surpris du contraste avec le récit du livre de Samuel. Nulle mention ici des affres du règne du roi David : errance, conflits avec Saül, trahisons, révolte d’Absalon. Le récit idéalisé et héroïque « fournit pour le présent une leçon de fidélité à Dieu, à sa Loi et à son Culte ».

Le message est tout autre dans les épîtres de Paul, Jean et Pierre qu’il nous est proposé de lire. Il n’y est pas question de tradition et d’héritage, mais de foi, d’espérance et d’amour. La parfaite unité doctrinale de ces épîtres, malgré des sensibilités pourtant si différentes, est marquante.

Des professions de foi pour entrer en communion

Aux exposés cérébraux et raisonnants de Paul, répondent la foi mystique et imagée de Jean et la pensée douce et patiente de Pierre. Mais tout trois insistent, entre autres, sur la foi comme une disposition de l’âme et du cœur à accueillir Dieu, sur la libération du péché et la naissance à la vie éternelle par le sacrifice et la résurrection de Jésus, et sur la place essentielle de l’amour fraternel, reflet de l’amour Divin.

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