C’est durant ses années d’adolescence que celle qui ne fréquentait les temples avec ses parents que « de temps en temps » s’est rapprochée de l’Église. « Avec ma famille, nous avions un grand intérêt pour la culture. Durant les vacances, nous avons visité beaucoup d’églises et cela m’a toujours plu. Ces côtés religieux et culturel se sont toujours largement entremêlés dans ma vie. » 

Au catéchisme, Diane Friedli a ensuite trouvé à la fois le plaisir du groupe, dans lequel elle se sentait bien, et un endroit où découvrir de nombreuses choses autour du texte: « J’ai beaucoup lu, j’étais curieuse et j’ai toujours aimé les histoires bibliques. » Par la suite, l’aumônerie de jeunesse, « un espace sain et sans concurrence, au contraire de l’école », attisera encore plus sa curiosité.

Partager ses découvertes

C’est donc son goût pour le texte, autant le côté littéraire que l’aspect historique, qui a conduit Diane Friedli à se lancer dans des études de théologie à 17 ans, sitôt le bac en poche. Elle constate alors rapidement l’impact que peut avoir la religion sur la vie des gens. « J’avais envie de partager ce que j’avais découvert. » Elle entreprend son stage pastoral dans le Val-de-Travers, qui la convainc que c’est bien sa voie.

Le regard que les paroissiens portent sur leur si jeune pasteure la surprend: « J’ai immédiatement été prise au sérieux. J’ai été impressionnée par leur confiance. Ils m’ont tout de suite parlé d’eux, partagé des choses personnelles. J’ai été émerveillée que les gens s’ouvrent si vite à moi du simple fait de ma profession. Cela dit aussi beaucoup du besoin qu’ont les gens de se […]