Quel a été votre parcours avant de produire l’émission Solae ?

Un parcours atypique, avec une formation post-bac dans le journalisme et l’animation (radio, TV) : nous sommes alors dans les années 80. Ce type de communication me passionne, mais la foi chrétienne aussi — je suis fils de pasteur — ainsi que la culture, la musique. Avec sans doute une forme d’hyperactivité que je ne renie pas, j’ai navigué entre ces différents courants, distincts certes, mais souvent convergents. J’ai été pasteur dans trois Églises de la Fédération baptiste pendant plus de vingt ans, avant de rejoindre le siège national de cette union comme directeur du développement et de la formation. Puis la FPF est venue me chercher, en 2020, pour rejoindre France Culture. Une nouvelle aventure commençait alors, mais elle s’inscrivait dans la continuité de mes engagements : en parallèle, je n’ai jamais cessé de participer à des projets artistiques et culturels (rédaction en chef de magazine, radio, musique, cinéma, etc.). Aujourd’hui, j’aime définir mon ministère comme une passerelle entre la culture et l’Église.

Vous êtes passionné de cinéma mais aussi de musique, et d’art en général. Comment vous sont venues ces passions ?

Je crois que tout a commencé avec la musique, très jeune : clarinette, saxophone, puis, en touche-à-tout, j’ai appris à jouer de nombreux instruments. Je ne suis pas un virtuose, mais un pratiquant curieux et passionné. À l’adolescence, j’ai été propulsé dans l’aventure d’un groupe de […]