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Économie

Guerre en Ukraine : moins de croissance et plus d’inflation, selon la Banque de France

L’inflation, qui atteindra entre 3,7% et 4,4% en 2022, selon la Banque de France, sera alimentée par les prix de l'énergie, mais également ceux de l’alimentation.

Un contenu proposé par Le blog de Camille Verdi

Publié le 16 mars 2022

Auteur : Camille Verdi

Une inflation “élevée tout au long de l’année 2022” à cause, notamment, des conséquences du conflit ukrainien : c’est ce qu’a estimé, dimanche 13 mars, la Banque de France, précise France Info. Dans le détail, l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) devrait atteindre sur une année 3,7% dans la meilleure hypothèse ou 4,4% dans un scénario “dégradé”. Des chiffres imputables au coût de l’énergie et des matières premières alimentaires dont le rythme de hausse “devrait nettement augmenter dans les mois qui viennent”, selon la Banque centrale. À noter qu’en février, l’IPCH atteignait 4,1% sur un an en France. D’après les projections réalisées par la Banque de France qui étaient antérieures à la guerre, il devait revenir aux alentours de 2% avant la fin 2022, écrit France Info.

Par ailleurs, la croissance de l’économie française devrait pâtir des conséquences de la guerre en Ukraine : celle-ci devrait baisser de 0,5 à 1,1 point en 2022, avance la Banque de France. Si le prix du pétrole s’établit en moyenne sur l’année à 93 dollars, alors le produit intérieur brut (PIB) français devrait progresser de 3,4%. Si, en revanche, le prix du pétrole atteint 119 dollars, le PIB augmentera de 2,8% seulement. Sans le conflit, ajoute la Banque de France, la croissante aurait été de 3,9% en 2022.

Un choc qui pourrait s’inscrire sur le temps long

Concernant les années 2023 et 2024, l’institution prévoit que la croissance diminuera à 2% puis à 1,4% dans le premier scénario, dit “conventionnel”. Dans l’autre scénario, dit “dégradé”, la croissance diminuera à 1,3% puis à 1,1%. Lors d’un point presse, le directeur général de la Banque de France, Olivier Garnier, a jugé ces deux scénarios possibles, indiquant néanmoins qu’il était incapable “de dire lequel est le plus probable” et qu’il pourrait y en avoir d’autres. Par exemple, la Banque de France n’a pas fait le calcul de l’effet qu’aurait un arrêt des fournitures de gaz et de pétrole russes.

Le choc, globalement, est moins fort que durant le premier confinement de l’année 2020 mais il s’inscrit dans une durée plus longue”, a expliqué Matthieu Lemoine, économiste à la Banque centrale, cité par BFM TV. “Avec le Covid, ce sont les services qui avaient été touchés. Cette fois-ci, c’est plutôt l’industrie. Avant la guerre, elle avait déjà des difficultés d’approvisionnement, qui devaient progressivement se dissiper cette année. À court terme, nous n’allons malheureusement pas voir cette amélioration”, analyse le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, dans un entretien au Parisien.

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