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Présidentielle 2022 : l’unique meeting de Macron, Mélenchon à Toulouse, Hidalgo et Pécresse à Paris… Les 5 actus à retenir de la semaine

Vous n'avez pas eu le temps de tout lire, on vous résume les informations de la semaine écoulée sur la campagne présidentielle.

Un contenu proposé par Le blog de Camille Verdi

Publié le 4 avril 2022

Auteur : Camille Verdi

C’était le dernier week-end avant le premier tour du scrutin présidentiel. C’était donc le week-end de plusieurs meetings, dont le premier et le seul du président-candidat Emmanuel Macron, devant près de 30.000 personnes en région parisienne. À Paris, la candidate socialiste, Anne Hidalgo, et la candidate Les Républicains (LR), Valérie Pécresse, ont également rassemblé des milliers de militants. Quant au candidat insoumis, Jean-Luc Mélenchon, il a tenu un discours à Toulouse, sur la place principale, appelant les électeurs de gauche à voter pour lui. Peu après avoir appelé les électeurs LR à voter pour lui, le candidat d’extrême droite Éric Zemmour s’est fait refouler d’un city stade, à Aix-en-Provence, par le frère de Zinédine Zidane.

Macron fait son show

Samedi 2 avril, Emmanuel Macron a donné son seul et unique meeting avant le premier tour de l’élection présidentielle à La Paris La Défense Arena, à Nanterre (Hauts-de-Seine), écrit Le Monde. Avant son arrivée sur scène, le speaker a chauffé la salle pendant près d’une heure. “Assistons-nous à un match de boxe, à un concert, ou plus simplement à un show politique à l’américaine ?”, s’est interrogé le quotidien. Devant près de 30.000 personnes, le président sortant a défendu son projet, dont le passage à la retraite à 65 ans fait partie. “Il n’y a pas d’État social, il n’y a pas d’État-providence, s’il n’y a pas un État productif. (…) Alors j’assume, oui, de vous dire qu’il faudra travailler plus”, a-t-il martelé. Et d’ajouter : “Je ne me résoudrai jamais à ce que des Français qui travaillent voient tous leurs salaires partir en pleins d’essence, en factures, en loyers et renoncent finalement à offrir un cadeau à leurs enfants.” Il a par ailleurs fustigé l’extrême droite : “Ils peuvent un matin sortir de l’euro, le soir revenir dans l’Europe. Personne, jamais, ne relève leur incohérence. Leur programme, pourtant, ruinerait les petits épargnants, effondrerait leur pouvoir d’achat, amènerait à la faillite leurs retraites.

Pécresse tente d’effacer l’échec du Zénith

Était-ce le meeting de la dernière chance, comme l’écrit France Info, pour la candidate LR ? Dimanche 3 avril, Valérie Pécresse a rassemblé des milliers de sympathisants au Parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris. Loin derrière le trio de tête (Macron, Le Pen, Mélenchon), elle souhaitait notamment se relancer mais aussi faire oublier le meeting raté du 13 février dernier au Zénith de Paris. “J’ai été marquée par cet échec du Zénith. J’ai voulu faire un discours comme un homme avec des mots puissants, des mots d’hommes. J’ai décidé depuis de faire cette campagne de manière totalement différente, de manière libérée et a cappella”, a-t-elle reconnu. Elle a notamment critiqué le présidant sortant : “Où est son programme sur la sécurité ? Où est son projet sur l’immigration ? Où est son projet sur la dette ?”, s’est-elle interrogée. “Si vous préférez une femme qui ose à ceux qui glosent, rejoignez-moi !”, a-t-elle lancé.

Hidalgo fait l’éloge des “grands idéaux” du Parti socialiste

Dimanche également, la candidate socialiste était au Cirque d’hiver, à Paris, pour son dernier rassemblement de campagne avant le premier tour du scrutin présidentielle, relate Libération. Créditée à 2% des intentions de vote et qu’elle devrait ainsi faire le pire score de l’histoire du PS (plus bas encore que les 6 % de Benoît Hamon en 2017), Anne Hidalgo a fait l’éloge des “grands idéaux” du parti. “Vous êtes là parce qu’en dépit des épreuves vous croyez toujours à la force des idées, au socialisme qui mène à la liberté au service de la justice, a-t-elle déclaré. La gauche qui est là, c’est le refus de la résignation à l’ordre des choses, le socialisme c’est le refus du fatalisme.” Admettant que les temps étaient “durs” pour la gauche, elle s’est demandé : “On pourrait se dire : à quoi bon vote pour un parti qui va être éliminé de la course dans une semaine ?” Puis, elle a lancé : “Qui a instauré les congés payés ? Qui a aboli la peine de mort ?” “C’est nous !” a repris la foule avec elle, d’après Libération. “Les grands idéaux sont indestructibles, nous sommes indestructibles”, a-t-elle promis.

Mélenchon souhaite aller “chercher la victoire avec les dents”

Dimanche, sur la place du Capitole, à Toulouse, Jean-Luc Mélenchon a une nouvelle fois appelé les électeurs de gauche à voter pour lui. “La France n’est rien sans son peuple. Le peuple est tout”, a-t-il dit, selon Libération. Devant une foule de 25.000 personnes (selon les organisateurs), il a commenté le meeting, tenu la veille, d’Emmanuel Macron : “Les choses ont commencé avec un peu de pyrotechnie mais ce fut un feu d’artifice de bobards.” La vie des “plus pauvres a baissé pendant le quinquennat, tandis que celle des plus riches s’est améliorée”, a déploré le candidat de La France insoumise. “Si je ne suis pas au deuxième tour, il y aura Le Pen ou Zemmour face à Macron. Ils ne parleront pas de l’interdiction des pesticides. Ils ne parleront pas non plus de l’interdiction des fermes-usines”, a-t-il prévenu. Mardi soir, il sera en meeting à Lille. Son hologramme aussi se rendra dans onze villes différentes, rappelle Libération, pour “aller chercher la victoire avec les dents”.

Zemmour refoulé d’un city stade

Samedi 2 avril, le candidat d’extrême droite a appelé les électeurs LR, qu’il dit “trahis”, à voter pour lui. L’après-midi, rapporte L’Obs, Éric Zemmour a participé à un match de foot en salle au Zidane Five Club, un complexe de ballon rond situé à Aix-en-Provence, créé par le champion du monde 1998 Zinédine Zidane. Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu, pour l’ex-polémiste. La partie a été arrêtée par des responsables du city stade. Nourredine Zidane, le frère du champion du monde 1998, est intervenu avec d’autres membres du club, déplorant une récupération et exigeant le départ du candidat Zemmour et de ses militants.

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