Politique

Présidentielle : la déroute des partis historiques

Avec, respectivement, moins de 5% et moins de 2% des suffrages, Valérie Pécresse (LR) et Anne Hidalgo incarnent la défaite historique des partis traditionnels.

Un contenu proposé par Le blog de Camille Verdi

Publié le 11 avril 2022

Auteur : Camille Verdi

Des scores historiquement bas. Dimanche 10 avril, à l’issue des résultats du premier tour de l’élection présidentielle, les deux principaux partis de gouvernement de la Ve République, note France 24, ont vécu une descente aux enfers. Selon les derniers résultats, la maire de Paris et candidate PS, Anne Hidalgo, n’a recueilli que 1,75% des voix. Elle arrive en dixième position sur douze candidatures. À droite, la candidate LR Valérie Pécresse récolte 4,78% des voix. Aucune des deux n’est parvenue à franchir la barre des 5%, synonyme de remboursement des frais de campagne.

Lundi matin, Valérie Pécresse a appelé les Français à “une aide d’urgence, pour boucler le financement” de sa campagne. “Il en va de la survie des Républicains, et au-delà de la survie de la droite républicaine”, a-t-elle dit devant la presse. “Je lance ce matin un appel national aux dons, à tous ceux qui m’ont apporté leurs suffrages mais aussi à tous ceux qui ont préféré hier le vote utile, et enfin à tous les Français attachés au pluralisme politique et à la liberté d’expression”, a-t-elle ajouté, précisant que les dons pouvaient être réalisés en ligne.

“Faire perdre Marine Le Pen”

“À moins de 5 %, on est évidemment en danger de mort”, a reconnu, lundi matin, le numéro trois du parti, Aurélien Pradié, en arrivant au siège du parti où les ténors de LR devaient tenir une série de réunions. Il s’agit en effet du pire score de son histoire. Pour Mediapart, le pire est à venir : trois stratégies émergent. La première : celle qui ouvre grand la porte à un vote Le Pen, à l’image de Éric Ciotti qui a annoncé qu’il ne voterait pas pour le président sortant. La deuxième : celle qui, comme Valérie Pécresse, votera Macron mais continuera de se battre en vue des législatives. Et puis la troisième : celle qui, comme Jean-François Copé, ouvre la voie à une alliance avec les macronistes.

À gauche, au PS, la déroute annoncée a bien eu lieu, remarque le Huffpost. L’avenir du parti risque de se poser dans les prochains mois. “Je sais combien vous êtes déçus […] mais nous ne baisserons pas les bras”, a déclaré Anne Hidalgo, dimanche, après l’annonce des résultats. Avant d’appeler les électeurs à “voter contre l’extrême droite, en vous servant du bulletin d’Emmanuel Macron”“Il faut que la République gagne et, dans les quinze prochains jours, je serai pleinement engagée pour faire perdre Marine Le Pen”, précise Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, auprès de Libération. La star montante du parti moribond, dixit le quotidien de gauche, a un message aux électeurs de gauche : “Leur dire que ce n’est pas fini, qu’on va reconstruire la gauche, en affichant une ligne claire, républicaine”, veut-elle croire.

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