vie des paroisses

Voyage au pied des Pyrénées

Partons à la découverte d’un territoire particulièrement vaste. Un pasteur, plusieurs paroisses... Soyez les bienvenus dans les Pyrénées-Orientales à Perpignan, Amélie-les-Bains et Collioure.

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Publié le 7 janvier 2022

Auteur : Nicolas Boutié

Un dimanche ordinaire dans l’Ensemble des  Pyrénées-Orientales (P.O.) : dimanche 9 h 30, beau soleil à Collioure, le culte démarre (c’est le premier de la matinée). La communauté est là, bien présente. Il y a parfois des événements comme beaucoup d’Églises aimeraient en connaître : à 10 h 15, une jeune famille arrive pour assister au culte de… 10 h 30. Ils viennent d’arriver dans la région et voudraient faire connaissance avec l’Église locale. À 11 h, le culte commence à Perpignan. La pasteure Nicola Kontzi-Méresse recommence son culte. Sensation étrange de déjà vu, écouter deux fois le même culte, la même prédication, et pourtant une situation pleine de richesse, d’enseignements et d’écoute attentive.

Le temple est plein et, deuxième sensation étrange, la communauté de Perpignan est particulièrement jeune, non pas remplie d’enfants mais de jeunes couples venus assister au culte ce matin-là.

Dès vos premiers pas dans l’Ensemble des P.O., vous êtes happés par une forme de sérénité spirituelle malgré un territoire découpé par l’histoire et des expériences de vie différentes. La lumière de la région qui a tant inspirée les peintres, les Pyrénées plongeant dans la Méditerranée ne doivent pas faire oublier que comme toute Église locale, les communautés de cet Ensemble doivent se battre tous les jours pour mieux se faire connaître, entretenir leurs bâtiments, en bref leurs préoccupations sont les mêmes que les vôtres. Mais pour annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile, la pasteure, les différents conseils presbytéraux mènent tout au long de l’année un programme soutenu.

Trois lieux, trois visages

Revenons un instant sur les trois lieux de l’Ensemble. Le temple de Collioure est peut-être le plus connu. Son implantation dans le cœur de la petite cité de pêcheurs, sa façade remarquable en font une tête de pont de la présence protestante. C’est un lieu de brassage culturel, spirituel et touristique. D’ailleurs, à l’entrée du temple, il y a des bibles en plusieurs langues pour que chaque personne présente puisse suivre le texte du jour, choisi pour le culte dans sa propre langue. Le temple est très ouvert sur la ville, il ouvre ses portes pour des expositions organisées par la communauté locale mais aussi par les associations de la ville, mais aussi à l’occasion de la Fête de la musique et des Journées du patrimoine. Une volonté bien présente, faire découvrir le protestantisme et qui sait, rencontrer le Christ au détour d’une Parole.

À Amélie-les-Bains, les cultes ont lieu le samedi soir à 17 h. Chaque année, la veillée de Noël est un événement important de la communauté, puisque l’Ensemble des P.O. se retrouvent là pour une célébration unique dans ce tout petit temple de station thermale.

Perpignan, petite cité universitaire, est la paroisse principale de l’Ensemble. Elle accueille de nombreuses activités. Le temple construit dans les années 70 permet un accueil bien pensé, à la fois dans le temple, vaste, lumineux, particulièrement bien conçu et dans les salles de la paroisse au rez-de-chaussée. Elles permettent aux différents groupes de la paroisse de se retrouver dans un endroit convivial, d’organiser des rencontres, de stoker. D’ailleurs ces salles viennent d’être entièrement rénovées avec une mise aux normes pour accueillir en particulier les personnes à mobilité réduite et, tout en mettant le lieu au goût du jour, avoir le souci de l’écologie, mettre nature et foi en action.

Le dernier « aménagement » du temple date de 2014 avec l’arrivée d’Allemagne de l’orgue qui a pris place dans la tribune. Cet instrument a été offert mais quelques restaurations ont été nécessaires. Son installation a entrainé un énorme élan de solidarité. Bien sûr à Perpignan, la paroisse connaît les activités classiques d’une communauté protestante. Pour les jeunes : éveil à la foi, école biblique et catéchisme ; les chiffres fluctuent même si la paroisse accueille de nombreux jeunes couples, la présence des enfants ne va pas toujours de soi. La Halte prière, le soir, une à deux fois par mois. C’est un temps de prière d’intercessions pour la paroisse et pour le monde. On retrouve aussi un groupe Acat et une entraide particulièrement active. Une fois par mois à la fin du culte chacun se retrouve pour un temps d’Agape, dehors ou dedans en fonction du temps. Un temps de partage (en particulier de toute une cuisine du monde) et de rencontre pour mieux faire connaissance ou approfondir des liens déjà existants.

Un œcuménisme vivant

Avant les confinements, un voyage œcuménique a été organisé en Israël. Catholiques et protestants ont pu vivre des temps forts dont l’hospitalité eucharistique. Ce sont environ 50 personnes qui ont découvert les lieux de la Bible et marché dans les pas de Jésus, loin du traditionnel pèlerinage.

Le groupe de partage biblique œcuménique qui a organisé la Journée mondiale de prière en 2014 a eu envie de se rencontrer plus régulièrement avec la présence de la pasteure et d’un prêtre. Mais il y a aussi des études bibliques œcuméniques avec un échange de chaire sur deux dimanches en janvier.

Le dialogue inter-religieux tout doucement amorce un démarrage. Catholiques, protestants, musulmans, juifs et bouddhistes se retrouvent dans un esprit de fraternité.

Voilà un inventaire à la Prévert de la vie des paroisses. Bien sûr, il y a bien d’autres activités qui se vivent en communauté et en communion comme le parrainage de deux enfants, une fille au Burkina-Faso et un garçon en Ouganda sous l’égide du Sel. Une jeune femme a rejoint la paroisse et s’engage dans de nombreuses activités. Elle a découvert la paroisse de Perpignan lors du premier confinement et a décidé de venir rencontrer la communauté. Elle a vécu un bel accueil, c’est ce qui l’a convaincue de rester. La volonté des deux conseils presbytéraux et de la pasteure, c’est d’être accueillant ! « On est heureux de vivre dans notre paroisse dans la joie et dans l’accueil au service du Seigneur. On a un vrai plaisir à vivre et travailler ensemble malgré les difficultés : on est sœurs et frères en Christ » conclue Nicola Kontzi-Méresse, la pasteure d’un département entier, les Pyrénées-Orientales.

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