En ce qui concerne le Rassemblement national, la privatisation de l’audiovisuel public français, qui était une promesse de campagne de Marine Le Pen lors des présidentielles de 2022, est revenue sur le devant de la scène.

La fusion annoncée de l’audiovisuel public par le gouvernement actuel paraissait déjà un acte dangereux aux yeux, notamment, du personnel de Radio France et de France Télévisions. Avec cette privatisation annoncée, la barre grimpe sérieusement ! Comme pour une grande partie de son programme, le RN prouve sa méconnaissance des dossiers avec des choix clairement démagogiques.

Il y a en premier lieu le rôle important joué par France TV et Radio France pour permettre un vrai pluralisme de l’information face notamment à des mastodontes de l’audiovisuel privé, dans un monde où les fake news pullulent allègrement. Mais ce sont aussi le financement et la diffusion de la culture et de la création audiovisuelle et cinématographique française qui sont en jeu. N’oublions pas non plus que les diverses radios du groupe Radio France, dans leur diversité, figurent en tête des audiences chacune dans leur domaine, preuve de leur plébiscite par les Français.

Enfin, derrière ce choix apparaît le risque de disparition des émissions dites « religieuses ». Elles font partie des missions du service public audiovisuel, tant à la télévision qu’à la radio. C’est la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication qui prévoit et encadre juridiquement leurs programmations. Mais si ce service public n’existe plus…

Jean-Luc Gadreau, pasteur et journaliste, pour L’œil de Réforme