Ukraine : au moins 35 morts suite au bombardement à Dnipro

Le bilan de la frappe russe qui a détruit samedi un immeuble à Dnipro, dans l’Est de l’Ukraine, s’est alourdi à au moins 35 morts dont deux enfants, et des dizaines de blessés, a annoncé lundi le gouverneur régional Valentyn Reznichenko.

« Trente-neuf personnes ont été sauvées, 75 ont été blessées », a ajouté sur les réseaux sociaux le gouverneur régional de Dnipropetrovsk. Il a précisé que « le sort de 35 autres habitants de l’immeuble est inconnu », alors que les opérations de sauvetage se poursuivent.

État d’urgence décreté au Pérou

Au moins trois mille personnes d’Andahuaylas (sud-est), un des épicentres des manifestations en décembre, se préparaient dimanche après-midi à se rendre en voitures et en camions dans la capitale péruvienne, selon la radio RPP. L’état d’urgence, décrété samedi et en vigueur pour 30 jours à Lima et trois autres régions, autorise l’armée à intervenir pour maintenir l’ordre et surtout suspendre la liberté de circulation et de réunion.

Outre Lima, les départements de Cuzco et de Puno (sud) et le port de Callao, à côté de la capitale sont soumis à l’état d’urgence qui avait déjà été décrété mi-décembre dans tout le Pérou, pour 30 jours. « Nous espérons que cette situation (les protestations) changera radicalement et que la voie du dialogue sera rétablie », a déclaré le chef de cabinet d’ Alberto Otarola à la chaîne de télévision Latina.

L’Iran condamne à mort un Irano-Britannique accusé d’espionnage

L’Iran a annoncé samedi l’exécution d’un Irano-Britannique condamné à mort pour espionnage pour le compte des services de renseignements britanniques, provoquant l’indignation de pays occidentaux et d’ONG. Ancien haut responsable au ministère de la Défense iranien, Alireza Akbari, 61 ans, a été pendu après avoir été condamné à la peine capitale pour « corruption sur Terre et atteinte à la sécurité intérieure et extérieure du pays pour avoir transmis des renseignements » au Royaume-Uni, selon l’agence de l’Autorité judiciaire Mizan Online.Il y a trois jours Mizan Online avait annoncé la condamnation à mort de Alireza Akbari présenté par l’agence iranienne comme ayant été un « espion clé » pour le « Secret intelligence service » britannique (SIS), connu aussi comme MI6.

Le Royaume-Uni, comme les Etats-Unis, avaient exhorté l’Iran à ne pas procéder à l’exécution de cet Irano-Britannique, qui était détenu depuis plus de deux ans. Dans un tweet, le Premier ministre britannique, Rishi Sunak a dénoncé une condamnation « impitoyable et lâche ». Son chef de la diplomatie James Cleverly a indiqué que Londres allait convoquer le chargé d’affaires iranien et que cet « acte barbare » ne restera « pas sans réponse ».

Il a ensuite annoncé des sanctions contre le procureur général d’Iran, Mohammad Jafar Montazeri. Les Etats-Unis ont dit être « horrifiés » par cette exécution. Les « détentions arbitraires, aveux forcés et exécutions politiquement motivées sont complétement inacceptables et doivent s’arrêter », a indiqué le

Un signalement à la justice pour “outrage sexiste” au sujet de Noël Le Graët

Les inspecteurs chargés d’un audit sur la Fédération française de football ont émis un signalement à la justice, rapporte samedi Le Monde, pour un éventuel « outrage sexiste » commis par le président Noël Le Graët, lequel s’étonne des « fuites » dans ce dossier. Le signalement a été effectué auprès du procureur de la République de Paris après le témoignage de Sonia Souid, agente de plusieurs internationales Françaises, recueilli par les auditeurs de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (IGESR), selon le quotidien.

L’agente Sonia Souid a publiquement dénoncé cette semaine, auprès du quotidien L’Equipe et sur RMC, le comportement jugé sexiste de celui qui préside la FFF depuis 2011.« Il m’a dit en tête à tête, dans son appartement, très clairement, que si je voulais qu’il m’aide, il fallait passer à la casserole », a-t-elle affirmé.

Évoquant ses rapports professionnels passés avec le patron du football français, elle explique avoir eu le sentiment « qu’à chaque fois, la seule chose qui l’intéresse, et je m’excuse de parler vulgairement, ce sont mes deux seins et mon cul ». L’outrage sexuel ou sexiste vise une déclaration ou un comportement à connotation sexuelle ou sexiste portant atteinte à la dignité d’une personne, ou l’exposant à une situation pénible. L’infraction peut être punie d’une amende pouvant aller jusqu’à 750 euros. Noël Le Graët, sous pression depuis plusieurs jours, a été « mis en retrait » de la présidence de la fédération par le comité exécutif, réuni mercredi en séance extraordinaire.

60 000 décès liés au Covid-19 en Chine

La Chine, critiquée pour son manque de transparence sur l’épidémie de Covid-19, a annoncé samedi au moins 60.000 décès en lien avec le virus, depuis la levée des restrictions sanitaires dans le pays il y a un mois, mais l’OMS a demandé des données plus détaillées. Après trois années de restrictions parmi les plus draconiennes au monde, la Chine a brutalement levé début décembre l’essentiel de ses mesures sanitaires contre le coronavirus. Le nombre de malades a connu dans la foulée une forte croissance.

Pékin avait par ailleurs revu en décembre sa méthodologie pour la comptabilité des morts du Covid. Seules les personnes décédées directement d’une insuffisance respiratoire liée au Covid sont désormais intégrées dans les statistiques. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait critiqué cette nouvelle définition chinoise d’un mort du Covid, la jugeant « trop étroite ». Selon le bilan dévoilé samedi, « entre le 8 décembre 2022 et le 12 janvier 2023, un total de 59.938 [décès] ont été recensés » dans les établissements médicaux du pays, a indiqué devant la presse une responsable des autorités sanitaires, Jiao Yahui.

Pékin avait fustigé ces critiques et appelé l’OMS à adopter une position « impartiale » sur le Covid. Le pic épidémique semble par ailleurs passé. A Pékin, centres commerciaux, restaurants et transports sont de nouveau animés. Les autorités redoutent un nouveau rebond épidémique avec les déplacements liés aux festivités du Nouvel An lunaire, alors que des millions de Chinois s’apprêtent à se retrouver en famille. La Chine pourrait déterminer les chiffres des décès en examinant a posteriori la surmortalité, avait même suggéré Wang Guiqiang, chef du département des maladies infectieuses de l’Hôpital numéro 1 de l’université de Pékin. Lors de cette conférence de presse mercredi, seuls 37 décès liés au Covid avaient été enregistrés en Chine depuis le mois dernier, sur une population de 1,4 milliard d’habitants.