Une fête qui vire au cauchemar. Dans la nuit du réveillon du 31 décembre au 1er janvier 2026, un incendie s’est déclaré dans le bar Le Constellation de la station de Crans-Montana, dans le canton du Valais en Suisse. Au 2 janvier, le bilan officiel provisoire est de quarante de morts et de 119 blessées, pas encore tous identifiés. Les blessés ont été envoyés dans les hôpitaux de Lausanne et Zurich, où se trouvent des services pour les grands brûlés, d’autres transférés vers des pays voisins qui disposent de ces services spéciaux comme à Lyon ou Paris. Pour le président de la Confédération helvétique, Guy Parmelin, il s’agit d’un «drame d’une ampleur inédite, effroyable», «l’une des pires tragédies» que la Suisse ait connues.
Le temple ouvert comme lieu de recueillement
Pasteur de l’Église réformée évangélique du Valais à Crans-Montana, Guy Liagre est mobilisé. «Pour l’instant, nous ne savons pas qui sont les victimes. Une messe a eu lieu hier, pendant laquelle nous étions présents», témoigne le pasteur joint par téléphone vendredi matin. L’église protestante, située à 20 minutes à pied du lieu du drame, est ouverte comme lieu de recueillement pour les familles endeuillées ou pour les paroissiens qui en ont besoin ou envie. Une cellule de crise a été mise en place avec des psychologues pour les proches qui sont dans l’attente. Le 1er janvier en fin de journée, le pasteur est allé apporter son aide.
« Être à l’écoute des familles endeuillées »
Également aumônier dans des établissements sanitaires et hospitaliers de Crans-Montana, le pasteur Guy Liagre a participé ce vendredi matin à une réunion destinée aux familles, qui n’est pas publique, ni ouverte à la presse. Les familles ont reçu les dernières informations et pouvaient poser des questions. Beaucoup portaient sur […]
