Nous avons une idée assez nette de la manière dont les pirates informatiques proches du pouvoir russe ont tenté d’influencer les processus électoraux en Occident. Aux États-Unis, des hackers ont pénétré les serveurs du Comité national du Parti démocrate pour y voler la correspondance par courriel de responsables. Ils l’ont remise à Wikileaks qui l’a rendue publique. Ils ont aussi, par le biais de véritables « usines à troll », inondé les électeurs américains de messages par courriel, Twitter ou Facebook destinés à les influencer. L’entreprise anglo-américaine Cambridge Analytica a participé à la campagne de Trump en ciblant les électeurs pour leur envoyer des messages à partir des données récoltées sur leurs comptes Facebook. Elle fait l’objet d’une enquête parlementaire.
Au-delà de ces grandes manœuvres, le business de l’influence en ligne est devenu accessible à tous. Il existe ainsi des entreprises qui « vendent » des abonnés Twitter par dizaines de milliers aux personnalités du spectacle, du sport ou de la politique qui ont besoin de paraître populaires. Un nombre important de […]