« Un rideau sombre pour évoquer les désastres et les tensions du monde. Deux anges, inspirés de peintures du XVe siècle, le soulèvent, dévoilant une scène lumineuse et joyeuse, un moment de partage, autour d’un repas et des symboles traditionnels de Pâques, comme une parenthèse au cœur du réel. » C’est avec ces mots que Grégoire et Chizu, les deux artistes de l’Atelier Grizou, nous ont proposé l’illustration de la page une de Réforme cette semaine dans le prolongement de celle du numéro de Noël dernier.
N’y a-t-il pas quelque sotte naïveté ou risible candeur à penser aux « verts pâturages » ou aux « eaux paisibles » du Psaume 23 quand la planète a l’air de tout faire pour s’effondrer, quand la guerre qui ensanglante le Moyen-Orient ferait presqu’oublier les malheurs de l’Ukraine ou du Soudan ou tant d’autres misères qui ont toujours les mêmes noms, repli sur soi, haine de l’autre, exaltation de la force ? Dans ce numéro, nous essayons de réfléchir à ce que vaut encore la notion de guerre juste, de donner la parole à l’ONG Portes ouvertes qui alerte sur et documente avec constance les persécutions des chrétiens dans le monde alors que l’on se souvient que sept moines étaient enlevés puis assassinés à Tibhirine, en Algérie, il y a tout juste trente ans. Nous montrons que même dans le désarroi, à Miniara, au nord du Liban, une petite communauté protestante, qui travaille avec l’Action chrétienne en Orient (ACO), met tout en œuvre pour continuer à vivre et donner un sens à Pâques.
Vers la lumière de Pâques
Et puis, notre message pascal tient aussi dans […]
