Quel que soit le résultat des élections législatives du 12 avril, Viktor Orban, l’homme fort de la Hongrie depuis seize ans restera pour avoir montré trois visages inquiétants qui symbolisent aussi le malaise de nos systèmes démocratiques.
« Saboteur en chef de l’Union européenne », comme le qualifiait l’hebdomadaire L’Express la semaine dernière, il n’a eu de cesse de bloquer le fonctionnement de l’Europe, soutenant l’Amérique de Trump, refusant les aides à l’Ukraine, rechignant aux politiques visant à limiter l’influence chinoise en Europe.
JD Vance en soutien
Chantre de la démocratie « illibérale », Orban aura méthodiquement fait de son pays un laboratoire du détricotage de l’État de droit, comme le montrent les spécialistes interrogés ci-contre : mise au pas des médias, de l’appareil judiciaire, du système électoral, du monde universitaire, nouvelle Constitution, atteintes aux droits des minorités. La nouvelle donne trumpiste ne s’y est évidemment pas trompée, érigeant la Hongrie d’Orban en modèle, dépêchant même à Budapest le vice-président J. D. Vance cette semaine pour soutenir le candidat en pleine campagne.
Défenseur des valeurs chrétiennes, enfin, le Premier ministre s’était affiché dès son retour au pouvoir, le […]
