« Pas de limites. » C’est en ces termes que le Premier ministre indien, Narendra Modi, décrit le partenariat entre son pays et la France à l’occasion de la visite du président français Emmanuel Macron, arrivé sur place mardi 17 février, comme le rapporte Le Monde. « Le partenariat indo-français n’a pas de limites. Il s’étend des profondeurs des océans aux plus hautes montagnes », n’a donc pas hésité à lâcher celui qui est à la tête du pays depuis près de douze ans. Et son homologue français d’ajouter : « La relation franco-indienne est dans une phase d’accélération remarquable. »

Des propos prononcés avec le sourire mais avec force, comme dans l’intention d’afficher avec clarté leur volonté de faire face aux États-Unis et à la Chine ou, comme le formule le locataire de l’Élysée, « en réponse à la mutation de l’ordre international ». Entre l’imprévisibilité de Donald Trump et la progression toujours plus vertigineuse de l’Empire du Milieu, qui joue de sa possession de minerais rares et essentiels. La France et l’Inde ne comptent ainsi pas « subir aucune forme d’hégémonie », relève La Tribune.

À noter que, si l’ombre de la Russie – dont l’Inde n’a pas condamné l’invasion de l’Ukraine – aurait pu planer au-dessus de la bonne entente entre l’Inde et la France, le sujet n’a pas été abordé entre Emmanuel Macron et son « cher ami », Narendra Modi.

Rafale, chaîne de montage, bombes propulsées… la teneur du partenariat franco-indien

Le « partenariat stratégique global spécial » dépeint par les deux chefs d’État repose notamment sur le nouvel achat par l’Inde de 114 Rafale, le fameux appareil de combat français, pour la modique somme de 33 milliards d’Euros. Le contrat rencontre cependant quelques accrocs avant d’être officiellement signé par les autorités indiennes. Ces dernières souhaitent voir les avions construits sur place, afin de respecter le « Make in India », toujours d’après Le Monde. Malgré les doutes concernant le transfert de technologies – quand un acteur industriel s’approprie une technologie provenant d’un autre acteur, qu’il soit privé ou public – on se veut « confiant » du côté du camp Macron.

Au cours de sa visite, le président de la République s’est également joint à son homologue afin d’inaugurer une chaîne de montage destinée à assembler des hélicoptères Airbus, qui permettront de « survoler l’Everest », a souligné Narendra Modi. Enfin, en dehors des discussions entre chefs d’État, il faut noter la signature d’un accord entre Bharat, entreprise indienne publique, et Safran, groupe industriel et technologique français, en vue de monter conjointement des bombes propulsées AASM Hammer (armement air-sol modulaire).