« La fraternité interne à l’Église locale doit être au service d’une fraternité plus large, au sein d’un quartier, d’une ville, d’une région » (Edouard Nelson, Plaidoyer pour la véritable liberté, égalité, fraternité, BLF éditions Marpent, 2020).
Les maires et les élus municipaux conservent auprès de la population française une notoriété bien supérieure à la moyenne de la classe politique, même si cette fonction les expose parfois à des violences verbales ou physiques. Selon un sondage paru dans Les Échos ce mois-ci, sept Français sur dix sont satisfaits, par exemple, de la gestion financière de leur maire.
Les communes et les services publics de proximité font face à un nombre grandissant de missions avec des budgets en constante régression. Quelle foi et quelle énergie animent donc ces citoyens qui s’engagent au service du bien commun à l’approche du premier tour des élections municipales ?
De nombreux chrétiens membres d’Églises locales issues de la « famille protestante » m’ont contacté ces dernières semaines, en recherche d’accompagnement pastoral et de conseils après avoir été sollicités par des têtes de liste aux élections municipales.
Que l’Esprit-Saint les inspire lorsqu’ils siègeront (pour celles et ceux qui auront été élus) dans les conseils municipaux pour gérer, souvent de manière discrète et altruiste, les services et équipements qui sont à notre disposition. Prions pour eux, encourageons-les et que Dieu les inspire !
« Chacun de vous a reçu de Dieu un don particulier : qu’il le mette au service des autres comme un bon gérant de la grâce infiniment variée de Dieu » (1 Pierre 4.10).
Thierry Le Gall, directeur du service pastoral du CNEF auprès des parlementaires, pour « L’œil de Réforme »
