Périclès a écrit qu’un peuple pouvait se juger à la manière dont il ensevelissait ses morts. On peut élargir cette citation et penser qu’une civilisation peut se juger à la façon dont on meurt en son sein. Autrefois, la belle mort était celle dont on disait : « Heureusement, il a eu le temps de se préparer. » Aujourd’hui, la belle mort est de s’endormir le soir et ne pas se réveiller le matin, mourir sans s’en apercevoir.
Quand on demande à ceux qui sont en bonne santé s’ils envisagent de vivre une vie dégradée, la plupart répondent qu’une bonne piqûre est préférable à une vie dépendante. Mais quand la question se pose dans le réel, on observe une position plus nuancée. Il suffit de fréquenter les centres de soins palliatifs et les établissements accueillant des personnes en situation de handicap pour s’apercevoir que les demandes d’euthanasie sont très […]
