Au temps où il était Premier ministre, l’abstention ne battait pas encore de record. Quant à sa mère, elle fut jusqu’à sa mort choisie, une militante du droit à décider de sa fin de vie.

Par un de ces télescopages que réserve parfois l’Histoire, on a appris la mort de l’ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin au lendemain du second tour des élections municipales et à quelques jours du retour au Sénat de la proposition de loi sur l’aide à mourir. Songeant à ces deux événements, on se souviendra qu’au temps où il occupait l’hôtel de Matignon, l’abstention ne battait pas encore de record (34% aux municipales de 2001, contre 42% dimanche dernier) et que sa mère fut jusqu’à sa mort choisie, en 2002, une militante du droit à décider de sa fin de vie.

L’histoire politique française vient aussi rappeler cette sorte d’aura qui drapait la personne de Lionel Jospin. Les innombrables hommages de l’ensemble de la classe politique soulignent tous « sa rigueur, son courage et son idéal de progrès » (le président Emmanuel Macron), « son intégrité et son sens de l’État : la rigueur, le […]