En 2025, 30 500 expulsions ont eu lieu. Un nouveau record qui ne tient pas compte des  personnes, “deux à trois fois plus” nombreuses qui “partent d’elles-mêmes, de peur d’une expulsion par la force”, explique la Fondation pour le logement des défavorisés. Dans un communiqué, cette dernière estime que quelque 200 000 personnes ont subi ce traumatisme en 2025. Véritable “traumatisme”, l’expulsion a des conséquences graves sur la santé psychique et physique, la vie professionnelle et la scolarisation des enfants. “Un à trois ans après une expulsion, un tiers des ménages n’a pas retrouvé de solution durable de logement un an après (et même parfois jusqu’à trois ans)”, précise le document. 

Ces dizaines de milliers de familles grossissent les rangs des personnes toujours plus nombreuses en attente d’un logement social ou d’un hébergement d’urgence. “Faute d’accéder à une solution pérenne, ces ménages se retrouvent alors hébergés chez des tiers, comme 600 000 personnes déjà, ou contraints de vivre dans leur voiture ou à la rue”, souligne l’ex-Fondation Abbé Pierre. Depuis 2020, elle n’a de cesse d’alerter les autorités de la forte précarisation des locataires modestes, dans un contexte d’aggravation de la crise du logement.

“L’inquiétude est forte”

“La logique de prévention des expulsions qui a prévalu au moment de la crise sanitaire a été oubliée au profit de la sanction, y compris pour des ménages vulnérables, sans […]