Un long article publié par La 1ère fait froid dans le dos. D’anciens fidèles de l’église évangélique Renaissance, en Guadeloupe, décrivent des pressions multiples dont ils disent avoir été victimes. Un isolement progressif accompagné de maltraitance psychologique, ayant entraîné une dégradation de leur état de santé physique à la suite de jeûnes sévères. Il est aussi question de mariage forcé. Dans le département d’outre-mer, le nombre d’églises protestantes évangéliques va croissant. Interrogé par la chaîne de télévision, Romain Choisnet, directeur de la communication du Conseil national des évangéliques de France (Cnef), chiffre à 72, le nombre d’églises protestantes évangéliques. Ce dernier précise qu’il faut ajouter à ces dernières les églises évangéliques libres.

Dans celles affiliées au Cnef, les pasteurs adoptent un style à l’américaine. Un choix qui séduit de nombreux jeunes croyants ne trouvant plus leur compte dans le catholicisme. L’église Renaissance, qui se définit comme pentecôtiste est de ces nouvelles églises. Deux trentenaires témoignent de ce qui leur a plu avant de déchanter. La première a tourné la page. Maman célibataire, elle raconte comment le piège se serait refermé peu à peu. Approchée par d’autres jeunes femmes l’encourageant à faire partie du staff de l’équipe pastorale. À partir de là, elle découvre l’envers du décor : l’église gérée comme une entreprise, dont la charte à signer impérativement liste les “obligations” à respecter. 

Des sanctions en cas de conduite jugée inappropriée

Tout en étant bénévoles, les membres du staff assurent la gestion quotidienne de l’église. Ils sont une centaine à consacrer leur temps à l’église. Et ce, au point qu’ils n’ont plus de vie en […]