Uriel a choisi d’aller à l’Eglise pour mieux connaître Dieu en même temps qu’elle traversait une période où ses traumatismes passés d’abus sexuels lui revenaient en mémoire. Fragilisée, c’est aussi à ce moment qu’elle a rencontré une femme qui a été pour elle – dans un premier temps – un soutien spirituel et psychologique : «C’était une personne que j’admirais beaucoup dans toute sa vie et je me comparais à elle spirituellement », confie-t-elle. « C’est la première personne à qui j’ai dit avoir été victime de viol. Au début, j’ai reçu de la compréhension, mais ensuite beaucoup de jugement. »

Uriel a vécu une dépendance affective: dans cette relation, elle sentait une forme de consolation sans se rendre compte de la manipulation. « Elle était devenue l’intermédiaire entre Dieu et moi. » En effet, Uriel se confie entièrement à cette personne, qui la fait se sentir […]