Ezer : un mot qui libère les femmes ou qui leur met la pression ? Marg Mowczo aborde la question.

Introduction

Alors le Seigneur Dieu dit : « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Je vais lui faire une aide (ezer) qui lui corresponde. » Genèse 2 : 18

Aujourd’hui, de nombreux chrétiens comprennent à juste titre que le mot hébreu ezer, utilisé dans Genèse 2 : 18 et 2 : 20, n’a pas le sens d’« assistant inférieur ou subalterne ». Au contraire, ezer (prononcé « ay-zer ») est toujours utilisé dans la Bible hébraïque dans le sens d’une aide vitale, nécessaire, forte et même salvatrice. Le mot est généralement utilisé pour désigner l’aide de Dieu et, occasionnellement, une aide militaire cruciale1.

Pour certaines femmes, il a été libérateur de découvrir que Dieu n’a pas conçu la femme de Genèse 2 comme une simple assistante au service de l’homme. Pour d’autres femmes, cependant, le fait de comprendre qu’un ezer est une aide puissante les met sous pression.

J’ai entendu certaines femmes dire qu’elles craignaient de ne pas remplir le rôle d’ezer dans leur mariage. Ces femmes pensent généralement qu’être un ezer est un rôle uniquement féminin et que les hommes dans leur vie n’ont pas la même obligation d’être des ezers. Est-ce vraiment le cas ? Le fait d’être un ezer, une aide, est-ce un rôle spécifiquement féminin ?

La NET Bible (New English Translation) sur ezer en Genèse 2
Le mot ezer est accompagné aux versets 18 et 20 de Genèse 2 de l’expression kenegdo. Kenegdo signifie « qui lui correspond » (ou « qui lui est semblable », « qui lui est égal »). Cette expression indique que la femme et l’homme étaient semblables. Et bien que cela ne soit pas explicité, on peut en déduire que la femme et l’homme devaient s’entraider.

La New English Translation (NET) traduit ezer en Genèse 2 par « compagnon ». « Compagnon » n’est pas une traduction littérale ou précise de ezer. Néanmoins, les traducteurs de la NET pensent avoir saisi le sens général de ce que Dieu dit de la femme dans […]