Au seuil d’une nouvelle année, on parle souvent des bonnes résolutions que l’on désire prendre. Avec une question : « Que devons-nous faire ? ». Cette question, des personnes de la Bible l’ont aussi posée… à Jean-Baptiste, après qu’il leur a prêché le baptême de repentance, et ce avant le début du ministère terrestre de Jésus (Luc 3.10-14).
Aux personnes de la foule, Jean-Baptiste suggère de partager l’une de leurs chemises ou leur nourriture. Aux collecteurs d’impôts, fonctionnaires de l’Empire romain, de ne rien exiger de plus que ce qui est demandé. Aux militaires, fonctionnaires eux aussi, de ne commettre ni extorsion ni tort envers qui que ce soit et de se contenter de leur salaire. Jean-Baptiste demande donc ici à tous l’équité, le droit, la justice, tout simplement !
Pour nous, cela nous encourage à prendre la (bonne) résolution d’agir avec équité, selon le droit, et de ne pas abuser de notre pouvoir ou position pour dominer autrui, que ce soit en tant que parent vis-à-vis de ses enfants, en tant que personne en bonne santé vis-à-vis de personnes malades ou en difficulté, ou en tant que possédant vis-à-vis de ceux qui ont moins. Car la justice implique le partage de nos biens, de nos savoirs, de notre temps, de nos compétences. Ne pas le faire, c’est être égoïste, et c’est donc aussi être injuste.
Cela nous invite aussi à nous contenter de ce que nous avons et à ne pas toujours revendiquer davantage. On parle de croissance, en économie et en politique. Qu’en est-il de la décroissance, qui refuse justement cette logique de toujours vouloir posséder plus ? Ou de la « sobriété heureuse », attitude qui consiste à se contenter de peu avec reconnaissance pour ce que l’on a, sachant qu’« il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20.35b) ?
À méditer… en 2026 !
Christophe Hahling, pasteur, pour « L’œil de Réforme »
