Presque quotidiennement nous sommes confrontés à des sujets d’actualité perturbants voire angoissants : menaces de guerre et guerres qui s’enchaînent, discours politiques de plus en plus agressifs, sentiment d’insécurité croissant, accidents graves, catastrophes naturelles, etc.
Le monde est instable et les anciens repères ont tendance à disparaître. Ce climat anxiogène s’apparente à une situation de chaos grandissant. Nous avons l’impression que certains dirigeants politiques tâtonnent et ne savent plus faire la part des choses entre les intérêts économiques et les aspects humains d’un conflit. D’autres ne s’embarrassent pas de ces considérations et sont dans la violence et la répression. Tout porte à croire que ce modèle de gouvernance se répand.
La force prime de plus en plus sur le droit et l’avenir de nos sociétés semble hors de contrôle. Comment ne pas se laisser écraser par la peur de l’avenir ?
Une question se pose alors à nous : avons-nous le droit d’être heureux lorsque beaucoup de choses vont mal, près de nous comme au loin ? Oui, certainement, en mettant notre confiance en Dieu et en Lui remettant tous les sujets d’actualité préoccupants, en nous laissant envahir par cette paix que seul Lui peut nous donner.
Il est bon de se rendre compte que céder au désespoir face aux multiples informations dramatiques ne résout pas les problèmes mais peut nous empêcher d’être dans des actions concrètes et positives au niveau local. Lorsque le monde nous fait peur et que l’avenir nous inquiète, confions à Dieu ce qu’on ne peut maîtriser. Comme le dit le chant : « Il tient le monde dans ses mains ! »
« Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours toujours présent dans la détresse. C’est pourquoi nous sommes sans crainte quand la terre est bouleversée […]. » (Psaume 46)
Fabienne Rubach, enseignante, pour « L’œil de Réforme »
