Pourquoi avoir pensé aujourd’hui à la réconciliation ? Certainement parce que dans le contexte politique national et international actuel l’impression générale est que nous en sommes tellement loin… Les rapports de force, la défense des intérêts nationaux, les enjeux économiques priment sur la notion de réconciliation des acteurs de la vie publique et des peuples ! C’est désolant et nous avons souvent un sentiment de profond découragement devant ce qui ressemble à une régression des valeurs pour lesquelles nous nous sommes battus, en France et ailleurs, à différentes époques de l’histoire. 

Pour nous, chrétiens, le pardon et la réconciliation sont des concepts centraux relatés dans les évangiles et les épîtres. Qu’en faisons-nous dans notre vie personnelle, avec les membres de nos familles, amis, collègues de travail ? Ce que nous déplorons pour le monde, comment le gérons-nous dans notre vie privée ? Comment espérer qu’à grande échelle le processus fonctionne alors que souvent nous sommes incapables de pardon et de réconciliation vis-à-vis de nos proches ? 

Lorsque nous nous sentons offensés par quelqu’un, le processus de réconciliation demande de passer par plusieurs étapes : s’autoriser à ressentir de la douleur, puis de la colère, ensuite essayer de comprendre pour finalement arriver à pardonner. C’est un processus nécessaire pour le retour à la paix intérieure. Parfois il arrive que nous ayons le désir de nous réconcilier avec quelqu’un qui refuse notre démarche. C’est douloureux mais on peut alors remettre le problème entre les mains de Dieu par la prière ! 

Laissons-nous d’abord réconcilier avec Dieu comme le recommandait Paul, et suivra alors une réconciliation avec nous-mêmes et avec les autres

Fabienne Rubach, enseignante, pour « L’œil de Réforme »

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