5 conseils pour un repas de Noël en famille sans prise de tête

5 conseils pour un repas de Noël en famille sans prise de tête

Vous êtes contents de la retrouver mais vous craignez déjà le repas de Noël avec votre famille ? Préparez-vous pour faire face à la dinde et aux blagues d’oncle Hubert !

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Publié le 22 décembre 2017

Auteur : Laurence Roux-Fouillet

Noël, c’est le temps de la fête, des retrouvailles et des tablées familiales. Un moment que l’on attend et que l’on redoute à la fois, car mettre autour d’une même table des personnes de trois générations différentes, avec des points de vue variés – et qui ne se sont pas vue depuis longtemps, peut parfois tourner au cauchemar. Si vous ne voulez pas finir comme le rappeur Orelsan, et son sanglant « Défaite de famille », mieux vaut prévenir pour rester zen.

1– On se répartit le menu
Si votre mère fait du déjeuner de Noël son challenge de l’année, il faut s’attendre à ce qu’elle craque avant les verrines salées : trop de pression et trop d’attentes. Pire, vous lui avez répété dix fois que vous ne mangez plus de foie gras, mais elle a pourtant fait sa recette spéciale marinée au cognac XXXO et aux douze épices. Bref, cette année, prenez les choses en main et proposez-lui de se reposer un peu, pour une fois. Chacun apporte sa contribution salée ou sucrée – LA spécialité qui lui tient à cœur. Rappel : on ne concourt pas pour Master Chef ! Et pour sortir de la tradition (en évitant ainsi la dinde archi-sèche ou les huîtres impossibles à ouvrir), on fixe un thème : un menu tout froid, ou un menu tout blanc (et dans quelques jours pour le réveillon, je vous proposerai un menu vegan).

2– On se fait des cadeaux croisés
Entre l’avalanche de présents minuscules et les attentions radines de tonton Paul, on se tient à un cadeau par convive. La société de consommation ne passera pas par nous ! On fixe une somme maximale pour ledit cadeau (15 à 20 €), et là, deux possibilités : soit on tire au sort parmi les paquets sous le sapin (ce qui oblige à choisir des présents relativement neutres), soit on désigne à l’avance un offreur et un receveur (par exemple, cette année, c’est vous qui êtes chargé du cadeau à votre grand-mère) et là on peut davantage personnaliser. Mais là n’est pas le plus important, non ?

3– On a des conversations intéressantes
C’est LE plus gros risque de dérapage ! Une fois l’apéritif passé et les esprits un peu échauffés, les sujets qui fâchent resurgissent facilement de dessous les nappes brodées. Normalement, on évite de parler politique, argent – voire sexe. Normalement. Car on oublie trop vite ses bonnes manières quand votre cousin a décidé de convaincre tout le monde du bien-fondé de l’action des Insoumis (ou de l’impact du réveillon sur la couche d’ozone) ou que votre belle-sœur scanne la vie des uns et des autres en y ajoutant ses commentaires. Devenez un adepte de la communication non-violente et désamorcez les conflits : communiquez sur des faits, pas sur des jugements. Prenez sur vous : une petite respiration avant de répondre (voire, ne pas répondre du tout), changez de sujet de conversation quand le climat s’appesantit ou un petit trait d’humour pour remettre gentiment un inopportun à sa place. Relativisez : vous êtes là pour passer un bon moment, pas forcément pour avoir raison – et dans quelques heures ce sera fini.
Posez des questions, intéressez-vous à la vie des uns et des autres et n’hésitez pas à faire quelques compliments qui redonnent confiance et désamorcent l’agressivité. Et si cette année vous avez – au choix – quitté votre boulot, changé de conjoint, déménagé, acheté une nouvelle voiture ou repris une formation, ça peut être vous le centre de l’intérêt. Vous n’êtes pas à un interrogatoire : préparez à l’avance quelques réponses bien réfléchies et définitives au cas où et surtout ré-orientez la conversation. Le sujet qui met tout le monde d’accord : la cuisine ! D’ailleurs, qu’est-ce qu’on va manger ce soir ?

4– On s’occupe des enfants
Noël, c’est leur fête. Mais la plupart du temps, une fois leurs cadeaux ouverts, les plus petits détestent rester à table et renâclent sur le plateau de fruits de mer. Sous prétexte qu’on les a sous les yeux, on les oublie dans un coin. Les chamailleries éclatent et ça peut vite déraper- en entraînant des remarques cinglantes sur l’éducation des uns et l’autorité des autres. Donc on leur prépare leur espace à eux, avec des plats à picorer façon petit buffet (et tant pis s’ils mettent des miettes sur le tapis), des films à regarder et des jeux de société. Et pourquoi ne pas recruter l’ado boudeur de votre cousine (celui que vous hésitez à emmener en vacances) comme baby-sitter ? Au lieu de tchatter à table en râlant, il sera ravi de se faire un peu d’argent de poche. Deux problèmes résolus !

5– On s’adonne à un rituel familial
Finalement, c’est pour cela que vous vous réunissez : pour réactiver ce qui vous réunit, dans la joie d’une fête qui a un sens pour vous. Noël, c’est le temps qui marque l’appartenance à la famille. En fonction des tribus, cette fête est l’occasion de partager ou de faire ensemble : on va au culte ou à la messe de minuit ensemble, on joue sans enjeu (attention cependant : selon un sondage, 51% des partie de Monopoly se terminent mal…), on chante faux mais de bon cœur (depuis les cantiques de Noël jusqu’aux classiques de Joe Dassin), on regarde ensemble un de nos films-culte, on ressort les vieilles photos de famille et on s’amuse à identifier chacun…
Noël nous parle d’un enfant qui arrive pour changer le monde. Et cet enfant-là réveille aussi la nostalgie du petit que l’on était. Notre « enfant intérieur », toujours présent à notre psychisme, peut se sentir incompris ou blessé. Il est important non seulement de l’entendre, de le respecter, mais surtout de lui donner de la joie. Retrouvons notre esprit d’enfant !

Et si vraiment le Noël en famille est trop difficile, pourquoi ne pas le passer « autrement » ?

  • Avec des amis célibataires/sans enfants et/ou qui détestent Noël (voir l’article de l’an passé sur cet épineux sujet)
  • Avec ses voisins
  • Seul, devant un quart de champagne et l’intégrale de notre série préférée !
  • Avec ceux qui ont bien besoin de chaleur en cette période. De nombreuses associations organisent des repas ou des visites aux personnes âgées, malades ou isolées ; elles recherchent des bénévoles : l’Armée du Salut, les entraides, la Croix-Rouge, les Petits Frères des pauvres, l’association VMEH (Visite des malades en établissement hospitalier…

Que la joie de Noël soit dans tous les cœurs !

Pour aller plus loin :
L’Armée du Salut : https://www.armeedusalut.fr/
La fédération de l’entraide protestante : http://www.fep.asso.fr/
La Croix Rouge : http://www.croix-rouge.fr/
Les Petits Frères des Pauvres : https://www.petitsfreresdespauvres.fr/
VMEH : https://www.vmeh-national.com/

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