Pendant longtemps, je pensais que la bienveillance consistait à éviter les conflits, à dire oui à tout, à m’adapter en permanence aux besoins de mes enfants, avec une voix douce, presque mielleuse. Et cette notion-là de la bienveillance me faisait peur. Car derrière cette idée, je voyais le risque de tout laisser passer. De perdre ma place de parent. De ne plus être respectée. Alors, j’ai basculé dans l’autre extrême. Je haussais vite le ton. Je posais des règles sous forme d’ordres. Je menaçais pour garder une impression de contrôle. Ce n’était pas la parentalité que je souhaitais vivre. Mais c’était la seule option que je connaissais.

Un changement de regard

Un jour, j’ai découvert une autre définition de la bienveillance. Une définition simple, mais profonde, proposée par Thomas d’Ansembourg : « La bienveillance, c’est le fait de bien veiller. » Cette phrase a tout changé pour moi.
Bien veiller sur mes enfants.
Bien veiller sur notre relation.
Et bien veiller aussi sur moi, en tant que parent.
J’ai alors compris que la bienveillance n’était pas l’absence […]