En 2019, comment je suis devenue une bujoteuse ?

En 2019, comment je suis devenue une bujoteuse ?

Le bullet journal a été une vraie bonne surprise qui a changé mon quotidien. Je vous raconte comment je me suis convertie au journaling.

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Publié le 30 décembre 2019

Auteur : Laurence Roux-Fouillet

Il y a déjà quelque temps que j’observe le phénomène du bullet journal, pour lequel j’avais à priori beaucoup de circonspection, voire de critiques, évoquées dans un article précédent (Stop aux injonctions bien-être !).
Pour autant, début 2019, alors que je suis dans l’idée de vous proposer le challenge #19enviespour2019 (relayé sur les comptes Twitter et Instagram @in_spi_rations), je me dis que je prendrais bien un carnet pour suivre ces évolutions. Dans le même temps, je souhaite optimiser mes to-do listes et je cherche un moyen de suivre les idées d’articles pour le blog. L’envie de dessiner davantage, mais de manière courante me titille aussi. Bref, en découvrant un carnet à points (LA base du bullet journal) pour quelques euros dans une grande enseigne, je me dis que je ne risque pas grand chose à essayer. Au pire, j’arrêterai au bout de trois semaines. J’ignorais dans quoi je m’étais lancée !

Des débuts hésitants

Dès le départ, je me fixe une limite : je ne veux pas tomber dans la frénésie de l’organisation. Impensable pour moi de me contraindre chaque jour à tout noter ou planifier, telle la reine du contrôle sur soi. En revanche, avoir un tableau de bord simple qui me permette de jeter en une fois un coup d’œil sur ma semaine (rendez-vous, impératifs, objectifs…) , ça me plairait bien… Je délaisse donc d’entrée de jeu les dailies et autre futur logs pour me concentrer sur le weekly, la double page qui permet de gérer la semaine. Et pas question de me laisser déborder par la déco à tout va, façon adolescente fan de licornes ou de cupcakes. L’esprit de Ryder Carroll (le designer new yorkais inventeur du bujo) souffle en moi : pour faire un bon journal, il faut un cahier et un crayon. Point. J’en ris encore aujourd’hui !

Parce que, assez vite, je me prends au jeu, et je parcours frénétiquement Pinterest (la Mecque de l’image parfaite, sur tous sujets) ou Instagram, et je m’inscris sur trois groupes Facebook de bujoteuses – comprenez les adeptes du bullet journal, une confrérie essentiellement féminine (pardonnez cet oxymore). Parce que ce carnet, à la jonction de l’agenda classique, du recueil de listes et du journal intime compte nombre d’adeptes. Ça tourne parfois à la secte ! Commence alors pour moi la comparaison entre les différents modèles, à la recherche de la présentation ultime, celle qui comblera toutes mes attentes. Dans le métro, pendant que certains jouent à Ruzzle, moi je scrolle les pages et j’empile les captures d’écran… Je ne m’interdis rien et je teste à tout va. Les premiers mois, pas une semaine ne se ressemble. J’ose tout, en recopiant ce que je vois. Et je me lâche sur la créativité : surligneurs, washi tape (des rubans adhésifs colorés), stylos calligraphie (le lettering, mon point faible…), stickers, tampons, pochoirs… Tout y passe. Certains jours, j’ai 8 ans et c’est bon.

Un monde s’ouvre à moi
Je suis plusieurs instagrameuses et en octobre je m’inscris même sur un événement éphémère de la marque Toga, le leader français du bujo. J’y rencontre Julie Adore et My daily bullet, dont j’admire les comptes depuis des mois. Les carnets sortent vite de nos sacs et inutiles de vous dire que ça discute sec technique. Car la grosse question de toute bujoteuse reste : est-ce que ce feutre ou ce marqueur traverse les pages ?? Car le ghosting (voir sur le verso d’une page les dessins faits sur le recto) c’est la terreur de la bujoteuse !

Et moi aussi je me suis mise à poster sur les groupes, pour partager et être admirée (l’orgueil, c’est vraiment un vilan défaut !). Sachez que la photo de la double page qui illustre cet article (mon organisation parfaite, trouvée enfin en novembre) a reçu plus de 300 likes. Non mais!

Le positif…

Je ne vais pas vous raconter toute mon année mais résumer ce que j’ai adoré dans le bullet journal, et qui m’a donné envie de continuer :

– la souplesse. On crée la page que l’on veut, au moment où on en a besoin. Les plannings succèdent aux collections. Un index (l’equivalent d’un sommaire, puisque les pages sont numérotées) en début de carnet, aide à s’y retrouver facilement. Et c’est à l’usage que j’ai réalisé que le futur log, c’est hyper utile pour prendre en compte les rendez-vous planifiés à l’avance !

– les listes ultimes. J’ai établi une bonne fois pour toute une liste d’anniversaires, une autre pour mes courses, une autre encore pour ma valise idéale, le budget mensuel de mon foyer et celui de mon cabinet… Une fois que c’est fait, c’est fait.

– la to-do liste couplée à l’agenda. C’est ce qui me sert le plus. Je planifie ce que j’ai à faire, comme un rendez vous et j’optimise ainsi mon temps. Les petits carrés « note » m’aident à retrouver immédiatement adresses, nom de contact ou codes quand je vais à un rendez vous.

 la créativité. Tous les dimanches soirs ou presque, je me plonge dans la semaine à venir pour l’organiser, et ensuite, je décore selon mon humeur et le temps que j’ai. Je peux y passer 10 minutes ou deux heures, c’est selon.

– le côté développement personnel. Le bullet m’aide à me poser pour faire le point sur une thématique ou un aspect de ma vie. Il m’a permis aussi de matérialiser un certain nombre de prises de conscience, comme autant d’outils de meilleure connaissance de soi. J’ai tenu jour après jour un pixel mood tracker (un carré de couleur qui résume mon humeur du jour), j’ai inscrit une phrase positive pour chacun des 100 jours du challenge de la gratitude, dont je vous avais parlé fin août. Il est, enfin, un outil pour se souvenir : j’y ai collé des tickets et photos de mon voyage au Japon, j’ai fait un doodle (un croquis par jour) lors de nos vacances en Italie…

C’est en le feuilletant en fin d’année que je réalise ce que j’ai fait avancer, aboutir, ce que j’ai accompli- et parfois avec quelles difficultés.

En route pour 2020

Dans quelques jours aura lieu la migration, le transfert dans le carnet de la nouvelle année. Pour 2020, j’ai choisi un Rhodia goal book mauve – l’une des références en la matière, tous les spécialistes vous le diront ! J’y ai déjà préparé le challenge que je vous proposerai en 2020 (mais, chut… surprise !).

Et en video, un bref aperçu de mon bullet 2019…

Et si d’ici là vous voulez vous y mettre, ou si certains aspects de cet article sont pour vous du charabia, voici quelques références :

– les conseils de Ryder Carroll lui même sur sa chaîne YouTube : https://youtu.be/GfRf43JTqY4

– les Astuces de Margaux, avec des idées pour commencer 2020 : https://youtu.be/U6SuqB6-OMo

Faites vous plaisir et Joyeux Noël !

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