Le parfum, ce conteur d'histoires
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Le parfum, ce conteur d’histoires

Dans le secteur du luxe, le parfum se porte bien. Cadeau de choix pour la toute prochaine Saint-Valentin, il délivre bien des messages.

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Publié le 13 février 2020

Auteur : Laurence Roux-Fouillet

Ami des hommes et des dieux, le parfum est de tout temps un moyen de communiquer et de ressentir – et tellement plus encore !

Au rayon cosmétique, le parfum fait figure de poids lourd : il représente à lui seul plus de 60% des ventes, avec un chiffre d’affaires annuel en France de près de 3 milliards – en croissance régulière chaque année. 152 000 flacons de parfum sont vendus chaque jour en France, soit 1,6 chaque seconde – pour un total de près de 56 millions d’unités chaque année. Nul doute que, malgré les grèves ou la crise, il restera un choix privilégié pour les amoureux, la Saint-Valentin étant, après Noël, l’autre grande période où il s’offre le plus. Car le parfum est souvent un cadeau, comme une offrande – à l’image des mages qui déposent aux pieds de l’enfant Jésus myrrhe et encens, ou de Marie de Béthanie qui oint le Christ de nard. Le parfum est certainement l’odeur qui relie le plus les hommes aux dieux, en particulier à travers les fumigations –  une prière odorante qui s’élève vers le ciel.

Notre identité olfactive

Un parfum, c’est extrêmement personnel, pour ne pas dire intime. Même si nous possédons naturellement une odeur corporelle – celle que dégagent notre peau et nos cheveux, nous aimons nous envelopper de ce voile invisible qui signe notre présence. Il transmet quelque chose de notre identité. Le sillage parfumé que nous laissons est une trace qui subsiste, après notre départ. C’est « nous, sans nous ».

La plupart du temps, on achète d’abord un parfum pour soi. On le choisit pour les effluves que l’on aime – et qui provoquent en nous des ressentis – mais aussi pour l’image que l’on veut qu’il donne de nous. Il nous reflète et participe à notre assurance. Nous sommes souvent fidèles à notre parfum, qui nous définit tout aussi bien que notre identité. Il ne viendrait à l’idée de personne de changer sans cesse de prénom – pas plus qu’on ne change de parfum. Il nous rassure, on le connait – et on le reconnait. Croiser quelqu’un qui porte le même parfum que nous, c’est découvrir en un instant une complicité possible. Respirer sur quelqu’un d’autre le parfum d’un proche, c’est suspendre le temps. Parfois, selon les périodes de la vie – ou de l’année, on change de parfum, comme pour marquer une étape ou un nouveau départ. Il paraît donc toujours étonnant d’offrir un parfum – à moins que ce ne soit celui que l’être aimé porte habituellement, comme si on lui offrait l’idée que l’on se fait de lui. Une forme d’influence olfactive. Et dans ce cas de figure, il ne faut pas s’étonner que ce cadeau ne soit pas forcément très bien reçu.
Dans le règne animal et végétal, les molécules odorantes servent de moyen de communication. Elles aident à percevoir les compatibilités entre sujets ou espèces. Il semble que les hommes préhistoriques frottaient leurs corps avec des aromates avant de partir à la chasse, dans l’espoir d’impressionner leurs proies. D’ailleurs, quand ils croisaient un de leurs congénères, leur odorat leur permettait de percevoir instantanément si cet être était bienveillant ou potentiellement agressif. Il nous en reste une trace aujourd’hui : lorsque nous côtoyons quelqu’un qui ne nous plaît pas, nous disons facilement que « nous ne pouvons pas le sentir ».

Le parfum, un réservoir d’émotions

La littérature a magnifié le parfum, que ce soit dans le roman éponyme de Patrick Süskind, celui de la dame en noir qui réveille les souvenirs de Rouletabille, et bien évidemment l’arôme délicat de la madeleine, chère à Marcel Proust. Cette métaphore qui semble éculée nous parle pourtant à tous. Combien de fois la simple perception d’une odeur a fait émerger en nous un souvenir ? Et il suffit de plonger notre nez dans le foulard d’un être cher, dans la peluche d’un enfant pour le sentir là, instantanément. Il faut dire que, de part et d’autre de notre cerveau, les bulbes olfactifs font un sacré travail. Censé percevoir et décrypter les odeurs, ils sont reliés à une zone cérébrale essentielle dans la production des émotions, le système limbique. Les informations transitent rapidement du décodage d’une odeur jusqu’à notre centre des émotions. Une odeur perçue, si elle est associée à un événement fort, va être engrammée fortement. Gravée. Et nous savons que notre mémoire retient d’autant plus les événements s’ils sont traversés par des émotions : joie intense, bonheur mais aussi nostalgie ou colère teintent nos souvenirs. Le trio odeur/émotion/souvenir est alors composé, indissociable pour longtemps et potentiellement prêt à être réveillé à la plus petite effluve. Le parfum nous traverse et nous bouleverse, en nous faisant voyager dans notre palette émotionnelle comme dans le temps.

Nous en découvrirons encore plus demain mardi 11 février à 18h sur l’antenne de Fréquence Protestante dans Inspirations positives. J’aurai le plaisir de recevoir Isabelle Sadoux, journaliste spécialisée dans la communication du parfum et des parfumeurs, qui nous entraînera dans une balade parfumée. A écouter sur 100.7 FM ou en direct sur le web – et à ré-écouter en podcast dès après l’émission ici.
Mardi 11 février de 18h à 18h30 : Le parfum, toute une histoire

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