Cette nuit, ça a recommencé. Ce n’était pas arrivé depuis plus d’une décennie. Ces rêves insensés, tableaux fantaisistes de nos angoisses scolaires, scenarios menaçants de nos bus ratés, de nos absences de dents voire de pantalon, et de nos malchances quant à la répartition des profs de maths.

Les chauffeurs de bus impatients et les profs de maths intransigeants sont revenus peupler mon sommeil : veille de première rentrée des classes pour mes deux chevaliers.

Ce matin, de concert avec toutes les mamans de France, et surtout mes acolytes de la fournée 2012, je pleure. Parce qu’ils sont grands. Reconnaissance et honneur d’avoir été, jour et nuit pendant 3 ans, leur maman. Fierté d’avoir pu leur donner, je crois, tout ce dont ils ont besoin pour affronter leur nouvelle vie de petits écoliers. Doutes et regrets sur mes “peut mieux faire”. Soulagement de tourner une page. Peur d’ouvrir un nouveau chapitre. […]