Positif

Quelques sujets de joie dans cette période de tristesse

Laetitia Bastien, équipière-directrice de la Maison Verte à Paris 18e, tire de son expérience de fragilité et d’amitié des leçons positives de notre difficulté actuelle.

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Publié le 3 avril 2020

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Sans grande originalité, la pandémie de covid 19 m’a également inspirée plusieurs réflexions dont je tire des enseignements positifs. Aussi surprenant que cela puisse paraître, la maladie n’a pas que des aspects négatifs…

Cette épidémie nous rappelle à quel point nous sommes humains et fragiles. La maladie, aussi douloureuse soit elle, nous ramène à la réalité : notre enveloppe corporelle n’est pas une armure qui résiste à tout. Et à moins de 30 ans, je peux en faire la démonstration. J’ai toujours été un bout en train : je ne marchais pas, je courrais. Je ne parlais pas, je criais en sautant partout. Je ne riais pas, je m’esclaffais en me roulant par terre. Mais aujourd’hui, je ne peux ni courir, ni sauter, ni me rouler par terre, depuis qu’une auto-immune m’a frappée.  Et plus les années passent, plus je m’aperçois que la maladie a fait de moi une meilleure personne : moins stressée car chez moi, le stress se traduit par des douleurs ; plus à l’écoute des personnes qui souffrent car j’ai aussi connu la souffrance ; plus humble car n’ayant plus ma forme de jeunette, je n’ai désormais que le choix de m’appuyer sur Dieu ; moins superficielle car les biens matériaux ne servent à rien quand la santé n’est pas là. Et enfin reconnaissante, car je suis en vie, bien entourée et toujours debout. Chaque jour, je suis heureuse de pouvoir marcher (bien que très lentement) car il y a peu, après une grosse crise, j’ai cru que l’heure du fauteuil roulant était venue pour moi.En réalité, la maladie m’a montré que de la faiblesse peut découler une force. Et si mon corps n’avait pas été aussi faible, je n’aurai jamais été aussi forte mentalement. Car pour compenser cette faiblesse, j’ai dû faire confiance à Dieu à 100% et il m’a remplie de sa force en échange. J’ai ainsi compris le sens de 2 corinthiens 12 verset 10:  » Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort ».

Aimons-nous vivants

Une partie de la population est confinée chez elle avec comme compagnons la peur et/ou l’ennui. L’autre partie de la population travaille : auprès des personnes malades dans les établissements de santé, avec les personnes vulnérables âgées ou handicapées ; assurant les livraisons ou les commerces et services indispensables ; assurant le ramassage des ordures ; apportant leur soutien aux plus démunis par des distributions de repas… Mais tous autant que nous sommes, cette épidémie nous donne une leçon d’humilité. Nous ne sommes pas grand chose sur cette terre. Finalement, nous n’avons pas le total contrôle sur notre vie puisque le covid-19 nous a montré que la mort emporte qui elle veut : des personnes auparavant malades chroniques, des personnes âgées, des adultes en bonne santé et même une adolescente. Et pourtant, cela n’est pas nouveau, que  la vie peut s’arrêter du jour au lendemain. Mais nous avons tendance à l’oublier et à vivre comme si nous étions maîtres de nos jours : en manquant d’amour les uns envers les autres, en courant après l’argent, en pratiquant le non pardon… Aujourd’hui, la crise sanitaire planétaire que nous traversons a le mérite de nous rappeler à l’ordre. Les proches des victimes du covid n’auront pas l’occasion de faire un dernier adieu à leur parent/enfant/ami : le protocole ne permet aucune visite. Sans vivre dans la peur, moi qui suis si pudique sur mes sentiments, je comprends maintenant l’importance de les exprimer aux personnes que l’on aime. Un jour il sera trop tard. Profitons les uns des autres aujourd’hui, ne restons pas fâchés par orgueil, tâchons d’aider ceux qui souffrent lorsqu’on en a les moyens : on ne se fait pas enterrer avec notre fortune, après tout !

Merci à nos « Laura »

Enfin, les soignants m’ont impressionnée de dévouement. Mon amie Laura, infirmière en réanimation m’avait calmement déclaré :  »je suis certaine que je vais être infectée, si ce n’est pas déjà le cas. Je ne soigne quasiment que des patients covid+. Mais les pauvres, qui va s’occuper d’eux si même nous on a peur ?  » Quelle conscience professionnelle de nos soignants qui ne se cherchent pas d’excuse. Quelle assurance de savoir que des soignants comme Laura (qui a  effectivement été infectée par le covid 19), ignorent les risques pour se consacrer aux malades même dans cette ambiance apocalyptique.
Chaque situation aussi noire soit-elle, peut être retournée positivement. Ne cédons pas à la peur et observons les belles choses engendrées par cette situation, cela nous sera bénéfique pour repartir en beauté après cette crise.

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