Travail : comment s’y remettre ? (2è partie)
Motivation

Travail : comment s’y remettre ? (2è partie)

Nous l’avons tous éprouvé, reprendre le rythme post-confinement n’est pas chose facile. Comment s’en sortir avant les vacances ? Trois stratégies peuvent être tentées !

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Publié le 6 juillet 2020

Auteur : Laurence Roux-Fouillet

Nous sommes tous las ou démotivés, alors même que l’anxiété est toujours présente – et la charge de travail relativement élevée (des aspects que j’ai abordés dans un article précédent). Comment s’en sortir avant les vacances ? Trois stratégies peuvent être tentées – et même cumulées.

Acte 1 : revoir ses plans

Si vous vous sentez submergé par l’obligation de faire mille choses différées par le confinement – et qui redeviennent urgentes, il va vous falloir incontestablement vous organiser. Mais par où commencer ?

  • Refaire un plan de charge
    L’année 2020 est maintenant bien entamée, et ne va pas être aussi productive qu’on aurait pu l’espérer – et ça, sans que l’on y soit pour rien ! Tout n’est pas perdu pour autant, mais il y a nécessité à refaire un planning concret des objectifs à atteindre ou projets à finaliser en priorité pour les 6 prochains mois. En re-répartissant ces objectifs, on y voit plus clair pour avancer.
  •  Valider les objectifs
    Travailler et « gamberger » seul n’a rien de bon – surtout après avoir été isolé si longtemps. Quels que soient les choix ou décisions que vous formulez, quels que soient les objectifs que vous reformatez, partagez vos réflexions avec d’autres. Vos collègues – et a fortiori votre hiérarchie – peuvent être de bon conseil, et même vous apporter du soutien. Se sentir compris et épaulé, ça aide à avancer.
    Quoi qu’il arrive, ne culpabilisez pas de vos compromis, choix différés ou objectifs revus à la baisse. Adoptez (toujours !) la devise des scouts : « De mon mieux ». A l’évidence, on ne pourra pas rattraper en six mois ce qu’on a été empêché de faire en trois, mais on peut s’engager à donner le meilleur de soi-même. La culpabilité sera d’autant moindre si vous avez partagé et validé ces options remaniées avec d’autres.
  • Organiser sa journée
    Allez, on s’y met dès maintenant ! La manière dont vous structurez efficacement votre journée conditionne l’avancement de vos travaux et dossiers. Le bon rythme ? On se consacre une heure le matin pour préparer sa journée, planifier, et éventuellement découper certaines tâches ardues en sous-objectifs. Le reste de la journée est d’autant plus facilement occupé à produire, avancer, sans trop se poser de questions…
  • Adopter les « 3C »
    Vous procrastinez ? Vous commencez plusieurs choses en même temps et vous ne finissez vraiment rien ? Vous zappez d’un dossier à l’autre ? J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer la règles des « 3C » – commencer, continuer, conclure – dans un précédent article du blog.C’est le trio indispensable (et qui « pèche » parfois sur l’une de ses composantes) pour réussir. Si l’une de ces étapes est un point de blocage, vous pouvez le travailler pour le dépasser.

Acte 2 : gérer l’anxiété

Il est normal d’avoir toujours peur du virus – ou de sortir de chez soi. Il est légitime de craindre pour l’avenir – à commencer par celui de son poste. Mais l’anxiété n’est jamais bonne conseillère, et participe plutôt à dilapider une énergie précieuse en ce moment. Pour ne pas se laisser happer par des anticipations négatives, on peut :

  • Sécuriser son environnement
    Si le risque zéro n’existe pas, il nous incombe en revanche d’adopter les gestes-barrière et les mesures de distanciation préconisés. On a le droit d’être intransigeant vis-à-vis du comportement des autres, en particulier ceux avec lesquels on travaille. Si l’absence de masque d’un collègue vous dérange : dites-le. Et s’il persiste, vous avez aussi le droit de dire que pour votre part, vous préférez rester à distance, voire mettre fin à l’échange. Non, l’exigence n’a pas changé de camp !
    Enfin, on peut minimiser l’impact sur nous des informations anxiogènes (qu’elles proviennent des médias classiques ou des réseaux sociaux), car leur véracité est toute relative. L’expérience nous a montré que la durée de vie d’une certitude – ou d’une « vérité médicale », n’est que de quelques jours, parfois même quelques heures…
  • Conforter ses capacités
    Il paraît plus avisé de se stabiliser émotionnellement, avec ce qui dépend vraiment de nous. S’organiser est une manière de réaliser que c’est possible. Constater qu’on avance – de manière assez conforme à nos plans – contribue aussi à nous rassurer. Et si jamais ça n’était pas le cas, il faut s’autoriser (sans culpabilité) à négocier avec ses collègues, clients ou supérieurs des ajustements : un délai légèrement revu, un objectif requalifié…
    Nos capacités reposent sur nos ressources internes : qualités, compétences, expérience… Cette dernière est un excellent juge de paix : combien de fois, par le passé, avons-nous réussi – alors même que nous partions découragé ou dubitatif ? Cette expérience doit absolument servir à conserver confiance dans ce que l’on entreprend.
    Mais ce tableau ne serait pas complet si on ne s’octroyait pas aussi des temps de pause : pour récupérer, recharger ses batteries, calmer le mental, apaiser les tensions…
    La sophrologue que je suis vous incite vivement à tester les méthodes qui équilibrent le mental (et participent également à se sentir bien dans son corps) : sophrologie, méditation, yoga, marche dans la nature…

Acte 3 : retrouver l’élan

Nous l’avons déjà abordé, la période du confinement nous a fait passer de l’Eros au Thanatos. Si le Thanatos n’est jamais totalement écarté, l’Eros doit être stimulé. Pour se remettre en mouvement, il faut se reconnecter à la pulsion de vie !

  • Faire
    « C’est en forgeant que l’on devient forgeron », et c’est en travaillant à nouveau efficacement que l’on réalise qu’on en est capable. Tout passe par l’action. Il faut donc utiliser et respecter son plan, sa planification ou son agenda, comme une feuille de route, avec laquelle on avance pas à pas, méthodiquement. Ceci suppose parfois d’évaluer en cours d’élaboration la pertinence de certains choix – et de modifier éventuellement ce qui a été prévu, mais surtout pas de s’arrêter.
    Enfin, on n’oubliera pas de se féliciter (chaleureusement !) du travail avancé, accompli, terminé. On renforce par là-même l’expérience – ça peut toujours servir pour une prochaine fois.
  • Ressentir
    La pulsion de vie a à voir avec l’élan vital – la puissance de la vie qui bat en nous. C’est la perception de la vie à l’intérieur qui peut relancer le mouvement à l’extérieur. Pour cela, il est important de retrouver du plaisir à ce que l’on fait. Et du plaisir, en général, à revoir les autres, reprendre un sujet qu’on aime, exercer à nouveau ses compétences, utiliser des outils qu’on aime… Tout cela vibre, pétille, provoque en nous une sensation d’équilibre, de justesse, de chaleur, d’expansion ou plus complètement de bien-être. Au delà, il faut rechercher de la satisfaction. La satisfaction (ce sentiment « du travail bien fait ») est un moteur puissant ! On peut la trouver dans l’aboutissement d’une tâche ardue, dans la réalisation d’un projet commun, dans la contemplation d’une oeuvre aboutie, esthétiquement belle ou techniquement parfaite… A nouveau, on se sent « vivant » !
  • Innover
    Enfin, si tout vous paraît un peu plat, banal, répétitif ou sans saveur, si la routine retrouvée vous pèse, il est urgent de lancer un nouveau projet. Non pas un changement radical de vie (une option, mais qui se prépare), plutôt quelque chose qui va exciter votre curiosité, éveiller vos sens, interroger vos goûts, créer de la joie…relativement rapidement. Ça peut être un projet personnel (lancer des travaux dans votre appartement, maîtriser une nouvelle technique ou apprendre une nouvelle langue…) ou un défi professionnel (changer de périmètre d’action, demander une mobilité, se positionner sur une mission nouvelle, reprendre une formation…). L’innovation, c’est de la créativité en marche : non seulement elle relance le mouvement, mais elle élargit l’horizon. Tout ce dont a besoin pour sortir de l’impasse dans laquelle on croit être.

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