Au début du XVIe siècle, la société arménienne reste fortement imprégnée par l’héritage médiéval et le souvenir du royaume arménien de Cilicie, contemporain des croisades. Trois siècles plus tard, les Arméniens comptent parmi les sociétés les plus dynamiques du Moyen-Orient : ils se distinguent par une intense activité éditoriale et une ouverture croissante aux avancées scientifiques européennes. L’exposition Trésors arméniens d’une culture en mouvements présentée à Marseille revient sur cette période.

Dès 1510, à la mort de la dernière reine en titre du royaume arménien, un négociant visionnaire s’intéresse à l’imprimerie à caractères mobiles. Moins de trois générations après Johannes Gutenberg, il publie les cinq premiers ouvrages en caractères arméniens. Ce geste fondateur est un tournant décisif. Il inaugure une période d’intense activité éditoriale. 

Déplacements et des implantations de la diaspora

Au fil des décennies, des dizaines d’imprimeries voient le jour. Elles publient des milliers de livres, mêlant savoirs anciens et connaissances nouvelles : cartes des continents fondées sur les […]