Les écoles artistiques, à peine écloses, engendrent des subdivisions. C’est ainsi que les impressionnistes ont fait naître les postimpressionnistes, lesquels ont été contestés par les nabis, mouvement libertaire ayant pour ambition d’échapper aux hiérarchies du monde académique. Henri-Gabriel Ibels (1867-1936) en fut l’un des fondateurs. En avril et jusqu’à la fin du mois de juillet, le musée Toulouse-Lautrec, à Albi, présentera de cet artiste une rétrospective d’importance.

Aplats de couleur, motifs arrondis, silhouettes expressives par le mouvement qu’elles impriment, visages sans regards – ou bien regards obscurs –, les toiles de ce peintre expriment le désarroi, l’ironie, la fantaisie. Les responsables de cette exposition considérable, qui comptera 230 œuvres, ont le souci de faire connaître les différentes facettes de l’artiste. Aussi […]