Asphalte

Asphalte

Un ascenseur se trouve en panne dans une cité. Cet inconvénient majeur permet trois rencontres surprenantes et improbables mais riches de poésie et de tendresse. Un sujet tiré des Chroniques de l’asphalte, un recueil de nouvelles écrites par le réalisateur, Samuel Benchetrit, en 2005.

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Publié le 14 octobre 2015

Auteur : Nicole Vercueil

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Un adolescent dont la mère est absente toute la journée, la mère dévouée d’un repris de justice, une infirmière de nuit épuisée qui fume une cigarette, devant l’hôpital, pour se redonner du courage, ce n’est pas un inventaire à la Prévert mais les personnages que Benchetrit met en scène pour donner un autre regard sur les cités banlieusardes. On peut y voir aussi Dédé qui bavarde toujours avec son copain devant l’entrée de l’immeuble ou sur son toit. Il rend de multiples services comme ouvrir une porte lorsqu’on a oublié la clef à l’intérieur. Il suffit de crier par la fenêtre pour l’appeler. Non, il n’est pas serrurier, mais il sait faire.

« Trois histoires de chutes » dit Benchetrit de son film, elles sont menées en parallèle, mais trois chutes bien différentes : Fauteuil roulant dû à un excès d’exercice sur un vélo d’appartement pour Sternkowitz, le solitaire aigri du premier étage ; il ne voulait pas donner un sou pour la réparation de l’ascenseur et devait donc en principe renoncer à l’utiliser ; il ne peut désormais sortir qu’en cachette, tard dans la nuit pour ne pas être vu l’utilisant. Descente brutale dans l’échelle des classes sociales pour Jeanne Meyer, comédienne qui déménage dans l’immeuble et n’ouvre pas ses cartons, persuadée qu’elle va retrouver un rôle de jeune première alors qu’elle n’en a plus l’âge. Atterrissage en catastrophe, sur le toit, d’un astronaute américain perdu par la NASA, ne connaissant pas un mot de français et voué impérativement à rester incognito. […]

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Comment êtes-vous devenu chef de la chorale des Gospel Kids ? J’ai découvert le gospel à 17 ans, en 2000, en passant un jour devant l’église de Hautepierre, quartier où j’habitais. J’ai entendu Oh happy day qui est chanté dans Sister Act 2, film qui m’avait fortement marqué. À ce moment-là, il est devenu évident pour moi que j’allais rejoindre le groupe. J’ai mis de côté ce que j’aimais pour me consacrer entièrement à la chorale des High Rock Gospel Singers, créée et dirigée par le pasteur Frédéric Setodzo, qui a été super avec moi et m’a encouragé. Je n’avais pas la fibre d’un chanteur mais je crois que, avec de l’énergie, de la volonté et du plaisir, on peut faire beaucoup. En 2003, j’ai commencé à intervenir bénévolement dans des écoles. Je me sentais comme un vrai professeur et j’aimais, déjà à l’époque, beaucoup travailler avec les enfants. À la kermesse de fin d’année, j’ai ressenti l’enthousiasme des enfants et le plaisir des enseignants et des parents. J’ai laissé tomber mon travail dans un garage où je ne me sentais pas à ma place et j’ai fait des petits boulots à côté. C’est avec ma femme Flora, que j’ai rencontrée aux High Rock Gospel Singers, que j’ai créé les Gospel Kids en 2004. Que représente le gospel pour vous ? Au moment où j’ai découvert le gospel, j’ai senti que cela m’apporterait tout ce que j’avais espéré. À travers lui, on chante l’amour, la tolérance, le respect, le partage. J’étais un ado un peu perdu qui se posait des questions sur le sens de la vie et le bonheur. J’ai toujours aimé les chansons à message. Quand j’étais jeune, mes copains baignaient dans le rap et moi je me cachais pour écouter la comédie musicale NotreDame de Paris. Les professeurs ne croyaient pas en moi, on m’a mis dans une section d’enseignement adapté où on est en bleu de travail dans la cour et on n’est pas mélangé avec le reste des élèves. J’ai passé un CAP de mécanicien poids lourds, puis j’ai laissé tomber le BEP en cours. À partir du moment où j’ai commencé à chanter du gospel, des gens ont cru en moi. Quelles valeurs voulez-vous transmettre ? Beaucoup de jeunes ne se rendent pas compte de leur potentiel, dans tous les domaines de la vie. Il n’y a pas d’audition pour intégrer la chorale car je vois la marge de progrès dans les imperfections et je veux que les enfants prennent du plaisir, pas qu’ils soient rabaissés, comme j’ai pu l’être. Je donne beaucoup d’encouragement et veille particulièrement aux plus motivés et qui veulent progresser. Certains sont bluffants ! Que vous apporte votre foi dans ce travail ? J’ai un lien très fort avec l’Église et la prière est importante pour moi. Avec mes parents et mes cinq frères et sœurs, dont je suis l’aîné, nous allions tous les dimanches au culte et j’ai réussi à partager cela avec ma femme et à le transmettre à mes enfants. En 2001, j’ai effectué un voyage avec les High Rock Gospel Singers au Cameroun qui m’a donné une foi incroyable. J’y ai vu des gens qui ne vivaient que par leur foi. C’est là-bas que des personnes m’ont dit que j’avais un don et que le Seigneur m’appelait. J’ai toujours gardé cette voix en moi qui me disait que j’allais réussir quelque chose. Je suis aujourd’hui quelqu’un qui doute peu et qui n’a pas peur. Je pense que Dieu fait bien les choses et qu’on peut renverser les situations lorsque viennent les difficultés, en s’appuyant sur les gens qui vous aident.

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