Bouddhisme japonais... dans un musée français

Bouddhisme japonais… dans un musée français

2018 était l’année du Japon en France. Si vous avez raté les expositions qui lui étaient consacrées, courrez au musée Guimet.

Un contenu proposé par Paroles Protestantes - Paris

Publié le 15 février 2019

Auteur : Anne-Marie Balenbois

Le Japon a développé, pour certains artistes comme pour certaines œuvres, le label de trésor national pour en souligner le caractère exceptionnel. C’est dire combien il est rare de pouvoir les contempler en dehors de leurs lieux de conservation habituels, car ils ne sortent du pays qu’avec des autorisations et des précautions particulières. Dès l’origine, le Japon a disposé d’un grand espace au musée des Arts asiatiques, en raison de l’intérêt particulier que lui portait son fondateur Émile Guimet. Bien qu’il soit venu de Chine, le bouddhisme s’est adapté, ou plutôt le Japon l’a adapté à sa sensibilité religieuse et artistique. À Nara, qui était la capitale du Japon au VIIIe siècle, de nombreux temples ont été construits et la ville conserve encore aujourd’hui des trésors de
la sculpture japonaise médiévale comme les trois statues présentées.

Un ensemble cohérent

Installées dans la rotonde de la bibliothèque, les œuvres sont saisissantes. Ce qui frappe immédiatement, c’est l’allure très moderne des deux gardiens. Ils sont en bois de cyprès, datent du XIIIe siècle et sont incroyablement expressifs avec leurs yeux en cristal. Muscles tendus, ils ont été conçus pour encadrer une porte et empêcher les esprits mauvais de rentrer. L’un symbolise la force brutale (bouche ouverte), l’autre la force retenue (bouche fermée), mais les deux présentent une symétrie, avec leur déhanchements opposés et le pli des tissus, qui démontre l’excellence des artistes qui ont présidé à leur réalisation. Par contraste, le bodhisattva paraît d’une grande sérénité, celle qui convient à son état : un être qui a décidé d’aider les autres créatures juste avant qu’il n’atteigne lui-même l’Éveil, c’est-à-dire la fin du cycle des réincarnations. Celui-ci, appelé Jizô, date du IXe siècle et a été longtemps l’objet d’un culte. Contrairement aux deux gardiens, le bodhisattva a été taillé dans un seul morceau de bois et témoigne d’une influence encore forte des codes de représentations chinoises. Pour un face-à-face saisissant avec une spiritualité différente, qui remettra peut-être en perspective votre hiérarchie de la sculpture mondiale.

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