Eleonora Duse, « La Duse », est considérée comme la Sarah Bernardt italienne, dont elle est contemporaine. Adulée dans son pays, elle apparaît sur le front de la Première Guerre mondiale, venue remonter le moral des troupes. Alors qu’elle a quitté la scène dix ans auparavant, se retrouvant ruinée, elle n’a d’autre solution que de remonter sur scène. Le film montrera son opiniâtreté à jouer, encore et encore, malgré la tuberculose qui la ronge.

Pour cette comédienne, « le théâtre c’est comme la guerre, ça se fait avec du sang et de la discipline », une passion. Une passion que sa famille ne comprend pas : sa fille unique (Noémie Merland, remarquable) souhaite lui épargner les soucis et l’emmener dans un sanatorium à Davos. Hors de question pour la comédienne qui se bat pour monter des spectacles, jusqu’à mettre ses bijoux au clou. « Libre » et « responsable » Eleonora Duse vit librement sa vie professionnelle et sentimentale. (On comprend qu’elle a eu une relation passionnée avec le poète Gabriele d’Annunzio). Tour […]