Le héros est un faussaire qui eut son heure de gloire dans les années 50 et 60 et qui fut surnommé le « Cézanne de la fausse monnaie ». Ses faux billets s’arrachent encore à prix d’or dans les salles des ventes. Il a fait partie pendant un temps du « gang des tractions avant », ce qui nous vaut un début du film un peu violent.

Mais très vite Bojarski va travailler en solo, il installe son atelier de faussaire dans un cabanon au fond de son jardin, il écoule tout seul ses faux billets et il produit juste ce qu’il faut pour lui assurer un train de vie confortable mais non ostentatoire. Il pourrait ainsi ne jamais être découvert car la Banque de France se désintéresse assez vite de cet artiste qui ne met pas en péril la monnaie nationale. Mais il sera perdu par son addiction (il ne sait pas s’arrêter, même si sa passion détruit sa vie sociale d’abord, puis sa famille) mais aussi par son orgueil car, d’une certaine manière, il voudrait être reconnu, et, pour cela, il faut qu’il soit pris, et il prend de plus en plus de risques face au commissaire qui s’obstine à le traquer. Ce dernier est aussi passionné par sa traque que Bojarski par ses billets, il met ainsi […]