Un changement de paradigme
Ces croyants réalisent que Dieu s’intéresse aux animaux. Ils en viennent à penser qu’il y a une éthique animale très concrète dans la Bible, que la maltraitance des animaux est un mal, et que l’animal doit être respecté pour lui-même. Ils affirment aussi qu’il faut agir concrètement et combattre les cruautés, signes d’une tyrannie injuste des humains. Ce point de vue est aussi défendu par des prédicateurs célèbres du 18e siècle, tels John Wesley et William Wilberforce. Ce dernier s’illustrera également dans le mouvement pour l’abolition de l’esclavage.
L’Angleterre fait figure de pionnière
C’est en Angleterre, en 1773, que le premier sermon connu à l’encontre de la cruauté envers les animaux et en faveur de la protection animale a été prononcé par James Granger, pasteur près d’Oxford. Ce message lui a valu d’être considéré comme fou par plusieurs de ses auditeurs et d’être enfermé en prison.
En 1824, un autre pasteur, Arthur Broome (1779- 1837), va cofonder la première organisation nationale de protection animale au monde pour protéger les chevaux d’attelage. En effet, ceux-ci, avant l’arrivée de l’automobile, sont maltraités par les cochers qui ne les protègent pas lors des grands froids ou des vagues de chaleur, leur donnent beaucoup de coups et peu de nourriture, de repos ou d’eau.
La reine Victoria lui accordera son patronage royal officiel. Cette organisation deviendra […]